« Unité »: nouvelle mobilisation pour une alliance Hamon-Mélenchon
"Unité pour gagner!": près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi place de la République à Paris, pour appeler à une...

« Unité »: nouvelle mobilisation pour une alliance Hamon-Mélenchon

"Unité pour gagner!": près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi place de la République à Paris, pour appeler à une...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Unité pour gagner!": près de trois cents personnes se sont rassemblées samedi place de la République à Paris, pour appeler à une candidature commune entre Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, "seule voie possible pour faire gagner la gauche".

"Unité pour changer, unité pour gagner", scandaient les militants réunis place de la République sous un soleil éclatant, tandis que certains agitaient des pancartes représentant Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon unis sous une inscription "Une victoire, pas deux défaites".

"Il existe des différences évidentes (entre les deux candidats) mais il y a aussi beaucoup de choses en commun et s'il n'y a pas d'union, c'est Rothschild qui va gagner ? C'est l'homme aux costumes de luxe ?", ironise l'économiste Frédéric Boccara, membre du Parti communiste, devant une foule conquise.

"Il faut additionner des voix pour être au deuxième tour, la division ne nous a jamais fait gagner, jamais, jamais", s'époumone Gérard Filoche, membre du Bureau national du Parti socialiste, mégaphone à la main.

"Nous demandons un accord politique, une plateforme commune comme en 36 avec le Front populaire, sinon c'est la défaite assurée", poursuit l'ancien inspecteur du Travail.

Pierre Larrouturou, fondateur du parti Nouvelle donne, prend à son tour la parole alors qu'une militante brandit une pancarte "Tirons au sort notre candidat".

"On fête les 60 ans de l'Europe, à l'époque il n'a fallu qu'une semaine pour Schumann et Adenauer pour se mettre d'accord, la situation est autrement plus facile pour Hamon et Mélenchon", a-t-il affirmé avant d'inviter les militants à se rendre au QG de campagne de Benoît Hamon aux cris de "Tous ensemble".

Parmi la foule, Stéphane, 38 ans, "ex-militant PS de 12 ans", devenu "insoumis", débat avec Dolorès, 51 ans, qui a voté "pour Hamon" à la primaire de la gauche.

"C'est la première fois que je vote pour quelqu'un, en 2012, j'avais voté contre Sarkozy", assure t-elle.

Pour Stéphane, c'est "l'union ou l'abstention", plaidant pour une "unité présidentielle" et une "diversité législative".

"Personne ne peut prendre en otage le peuple de gauche", insiste t-il.

Rassemblés devant le QG de campagne de Benoît Hamon, un homme lance "Nous sommes les sages-femmes de l'union de la gauche", avant qu'une délégation du conseil citoyen ne les reçoive.

Une militante remet aux délégués une affiche "Alliance pour l'espoir", symbole de l'union entre les deux candidats et "la seule voie possible pour faire gagner la gauche".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Unité »: nouvelle mobilisation pour une alliance Hamon-Mélenchon
3min

Politique

Hausse de TVA sur les abonnements de Canal+ : la ministre de la Culture « vigilante sur les conséquences de cette évolution » pour le financement du cinéma français

Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.

Le

2026 Municipal Elections – Vote Counting – Lyon
6min

Politique

Election présidentielle : pourquoi les dates choisies font débat ?

Raphaël Glucksmann s’interroge à son tour sur les dates de l’élection présidentielle, fixées les 18 avril et 2 mai, soit le lendemain du 1er mai, où les syndicats défilent. Il rejoint les critiques déjà formulées par le candidat LR, Bruno Retailleau, et Louis Aliot, vice-président du RN. Mais le gouvernement n’entend pas changer le calendrier.

Le

Rochette
6min

Politique

« Je n’ai jamais signé chez Edouard Philippe » : le sénateur Pierre-Jean Rochette quitte le groupe Les Indépendants, à majorité Horizons

« Je pars en amitié, sans amertume », assure le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, qui ne voulait pas paraître affilié à Edouard Philippe, à l’approche de la présidentielle, en restant dans un groupe à majorité Horizons. Il siège maintenant chez les non-inscrits, aux côtés du seul sénateur LFI.

Le