Université : Fage, Unef et SNESUP-FSU craignent la sélection dans les filières sous tension
Fage, Unef et SNESUP-FSU dénoncent en cœur la sélection dans les filières sous tension permise par le plan du gouvernement pour les universités. La Fage salue cependant « globalement une réforme qui va dans le bon sens ».

Université : Fage, Unef et SNESUP-FSU craignent la sélection dans les filières sous tension

Fage, Unef et SNESUP-FSU dénoncent en cœur la sélection dans les filières sous tension permise par le plan du gouvernement pour les universités. La Fage salue cependant « globalement une réforme qui va dans le bon sens ».
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le nouveau plan pour l’université du gouvernement Philippe (voir notre article sur le sujet) est mal reçu par les syndicats. Pour Kenza Occansey, secrétaire général de la Fage, premier syndicat étudiant, c’est certes « globalement une réforme qui va dans le bon sens ». Il se félicite de la fin du tirage au sort. La réforme de l’orientation au lycée, « on ne peut que s’en réjouir » ajoute-t-il.

Mais la Fage exprime « un gros point de vigilance, sur les filières en tension », où une sélection qui ne dit pas son nom est mise en place. « Le manque de capacité d’accueil ne saurait pas justifier le fait de sélectionner un étudiant. On est très ferme sur cette ligne. La solution (…) est d’augmenter le nombre de places tout simplement, pour permettre à chaque jeune d’accéder à la filière qu’il souhaite. (…) On sera très vigilant pour voir si ces 500 millions seront bien utilisés pour augmenter les capacités d’accueil » prévient Kenza Occansey, dont le « but est qu’aucun étudiant ne soit mis de côté, soit sélectionné sèchement sur dossier » (voir la première vidéo).

Pour Pauline Raufaste, vice-présidente de l’Unef, « en mettent en place dans la loi la possibilité pour les universités de refuser des étudiants sur dossier dans leur filière, ça normaliserait et officialiserait  la sélection à l’entrée de l’université. C’est de fait une réforme qui ne va pas dans le bon sens, qui a des relents très conservateurs ». Quant à l’année supplémentaire que pourraient suivre les étudiants qui n’ont pas les prérequis, « de fait, sur un CV, c’est plus difficile derrière et ça met les étudiants en compétitions entre eux » selon Pauline Raufaste. L’Unef appelle, comme d’autres organisations syndicales, à manifester contre le gouvernement le 16 novembre. Regardez la vidéo :

Plan université : "Une réforme qui ne va pas dans le bon sens qui a des relents très conservateurs » selon Pauline Raufaste (Unef)
00:48

Le SNESUP-FSU, premier syndicat des enseignants du supérieur, se joint ce lundi à l’appel à manifester. C’est ce qu’annonce son secrétaire général, Hervé Christofol, à publicsenat.fr (voir notre interview). « Edouard Philippe propose clairement d’acter la sélection dans les filières en tension où le nombre de places ne sera pas suffisant. Pour nous, c’est inacceptable » dénonce le responsable du SNESUP-FSU. Il ajoute : « Cette sélection des étudiants va nécessiter une modification du code de l’éducation. On ouvre la boîte de pandore et derrière, la sélection peut se répandre partout ».

Partager cet article

Dans la même thématique

La prochaine élection présidentielle aura lieu les 18 avril et 2 mai 2027 (source au sein de l’exécutif)
7min

Politique

Sondage : Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe se disputent le second tour face à Marine Le Pen

Le Monde a sorti ce dimanche la troisième vague de son enquête en partenariat avec le Cevipof, Le Monde, la Fondation Jean Jaurès et l’Institut Montaigne sur la présidentielle. Regain d’intérêt pour la campagne et désir de radicalité dessinent une configuration où, pour l’instant, Marine Le Pen est en tête et Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe se disputent l’accès au second tour.

Le

Bloche
11min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : que retenir de l'audition de Patrick Bloche au Sénat ?

L'ancien premier adjoint chargé de l'éducation, de la petite enfance et des familles à la mairie de Paris entre 2017 et 2024 puis premier adjoint, Patrick Bloche, est entendu ce mardi par la commission d'enquête sénatoriale sur le périscolaire en France, après son ancienne maire Anne Hidalgo. L'actuel édile de la capitale, Emmanuel Grégoire, doit à son tour être auditionné mercredi 16 septembre.

Le

Université : Fage, Unef et SNESUP-FSU craignent la sélection dans les filières sous tension
4min

Politique

Dette : « Nous approchons à grand pas d’un accident financier majeur », alerte Bruno Le Maire

Invité de la matinale de Public Sénat, l’ancien ministre de l’Economie a tiré la sonnette d’alarme sur la situation financière de la France. Bruno Le Maire met sur la table plusieurs mesures d’économies sur les retraités et les fonctionnaires - tout en proposant une réforme institutionnelle profonde de la procédure budgétaire, réduisant notamment le droit d’amendement des parlementaires.

Le

Anne-Hidalgo-Senat
21min

Politique

« C’est un échec collectif » : revivez les temps forts de l’audition de Anne Hidalgo devant la commission d’enquête sur les violences sexuelles dans le périscolaire

L'ex-maire PS de Paris Anne Hidalgo a été auditionnée ce mardi 15 septembre pendant plus de deux heures par la commission d'enquête sénatoriale sur le périscolaire en France. Elle a notamment été interrogée sur les suites données à un rapport de l'inspection générale de la mairie de Paris, qui avait dressé dès 2015 un diagnostic sur les risques d'infractions sexuelles commises par des agents municipaux et formulé une série de recommandations pour les prévenir.

Le