Universités : un million de dégâts, « c’est inadmissible » juge Fabienne Keller
Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin, était l’invitée de Territoires d’Infos ce mardi matin sur Public Sénat. Interrogée sur la contestation de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) par certaines universités, elle rappelle le droit à étudier.

Universités : un million de dégâts, « c’est inadmissible » juge Fabienne Keller

Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin, était l’invitée de Territoires d’Infos ce mardi matin sur Public Sénat. Interrogée sur la contestation de la loi sur l’orientation et la réussite des étudiants (ORE) par certaines universités, elle rappelle le droit à étudier.
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« Pour les universités ce sont des mouvements plutôt minoritaires » commente Fabienne Keller, sénatrice du Bas-Rhin. « Il faut laisser les étudiants sérieux passer leurs examens dans de bonnes conditions, et discuter avec ceux qui occupent les lieux, mais en respectant ceux qui étudient vraiment ».

L’évacuation de l’université Paul Valéry de Montpellier s’est déroulée ce lundi, trois jours après celle de Tolbiac à Paris. « La fermeté c’est le respect des règles » déclare la sénatrice avant de rappeler « le droit à étudier, à travailler, à passer ses examens, à préparer l’année suivante » pour tous les étudiants.

Ces mouvements sont-ils instrumentalisés par les partis politiques ? « Bien sûr, on a vu Clémentine Autain, Monsieur Coquerel, parler devant les grévistes oui » répond Fabienne Keller.

Selon Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur, le coût des dégradations à Paul Valéry est estimé à 200 000 euros et à 300 000 euros à Tolbiac. « Un million de dégâts, c’est inadmissible, quand on voit qu’il y a plutôt des besoins d’investissements dans nos universités (…) ce sont des lieux où on accueille notre jeunesse ! » s’exclame l’ancienne maire de Strasbourg.

 « On voit bien que pour une partie des manifestants, ils ne sont pas dans une volonté de faire progresser l’université, et de vraiment défendre ce qu’ils prétendent, c'est-à-dire permettre à chacun d’accéder à un enseignement de qualité » conclut-elle.

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