Vaccination : « Il faut que 80 % des soignants soient vaccinés », affirme Amélie de Montchalin
Invitée de la matinale de Public Sénat, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique est revenue sur la possibilité d’une vaccination obligatoire pour les soignants avant l’automne. Aujourd’hui, « un peu moins de la moitié des soignants en Ehpad sont vaccinés », justifie la ministre.

Vaccination : « Il faut que 80 % des soignants soient vaccinés », affirme Amélie de Montchalin

Invitée de la matinale de Public Sénat, la ministre de la Transformation et de la Fonction publique est revenue sur la possibilité d’une vaccination obligatoire pour les soignants avant l’automne. Aujourd’hui, « un peu moins de la moitié des soignants en Ehpad sont vaccinés », justifie la ministre.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le variant Delta, anciennement nommé variant indien, fait craindre un scénario similaire à celui vécu en automne dernier, avec le second confinement. « Les variants restent un danger et notre meilleure arme reste la vaccination », insiste la ministre de la Transformation et de la Fonction publique, ce vendredi dans la matinale de Public Sénat.

Selon les informations de Public Sénat, le Premier ministre a adressé un courrier aux présidents des groupes parlementaires pour leur demander de se prononcer sur l’obligation vaccinale des soignants. Un texte de loi est en préparation et pourrait aboutir dès juillet si un consensus politique est trouvé.

Actuellement, « un peu moins de la moitié seulement des soignants en Ehpad sont vaccinés », souligne Amélie de Montchalin. « On ne peut pas accepter que quand vous êtes résidents en Ehpad, le virus circule autour de vous quitte à vous infecter parce que les soignants ne sont pas assez vaccinés. »

Dans le département des Landes qui connaît une reprise de l’épidémie, un cluster est apparu dans un Ehpad où une partie du personnel n’était pas vaccinée. « Il faut que 80 % des soignants soient vaccinés, si on n’y arrive pas par la volonté individuelle on prendra des mesures […] on rendra la vaccination beaucoup plus obligatoire », affirme la ministre qui s’engage également à lever tous les freins à la vaccination pour les agents de la fonction publique.

Télétravail : un accord-cadre en préparation

Amélie de Montchalin s’est aussi exprimée sur ses dossiers, notamment sur l’encadrement du télétravail. « On est en train de travailler à un accord-cadre qui sera soumis au vote des organisations syndicales et des employeurs le 13 juillet », renseigne la ministre de la Transformation et de la Fonction publique. Le quota de jours de télétravail par semaine a été abaissé à 2, la ministre propose une indemnisation annuelle de « 220 euros sur les frais que ça peut engendrer ».

Sur le bureau d’Amélie de Montchalin se trouvent également les revendications de revalorisation salariale des agents de la fonction publique. « Ma priorité, c’est de résoudre les inégalités », clame la ministre tout en glissant que ces agents « auront 15 euros par mois pour contribuer à leur complémentaire santé ».

Concernant la réforme de la haute fonction publique, « je rendrai publics les résultats de la consultation faite auprès des hauts fonctionnaires autour d’une réunion tenue par le Premier Ministre et moi-même le 8 juillet », précise-t-elle.

Réforme des retraites : « Ce n’est pas de l’opportunisme politique »

Autre réforme sur table, celle très sensible des retraites. L’exécutif envisagerait d’introduire un report de l’âge légal de départ à la retraite à 64 ans dans le prochain projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS). Ce scénario, éventé au lendemain des élections départementales et régionales, crispe l’opposition (lire ici).

« Ce n’est pas de l’opportunisme politique », défend Amélie de Montchalin qui justifie cette réforme à quelques mois de la présidentielle par « le contexte issu de la relance ».

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Jerome Durain nouveau President. Session du conseil regional de Bourgogne-Franche-Comte
9min

Politique

Sénatoriales : en Côte-d’Or, entre Rebsamen et Patriat, un seul François devrait être candidat

L’ancien ministre du gouvernement Bayrou et ex-président du groupe PS du Sénat envisage de se présenter aux sénatoriales. A condition que François Patriat, patron des sénateurs macronistes, ne se représente pas. Les deux en parlent ensemble et veulent éviter de se présenter l’un contre l’autre. S’il est élu, reste à voir dans quel groupe ira François Rebsamen, ou s’il cherchera à en créer un nouveau…

Le

Illustration of the headquarters of the French media group Canal +
9min

Politique

Tribune anti-Bolloré et réaction de Canal + : le cinéma français au bord de la fracture

Après la tribune anti-Bolloré signée par près de 600 professionnels du cinéma, la riposte du patron de Canal+, Maxime Saada, a déclenché une onde de choc politique et culturelle. Entre accusations de « maccarthysme », dénonciation d’une « caste gauchiste » et inquiétudes sur l’emprise idéologique du groupe Vivendi, la polémique révèle une fracture profonde, celle d’un cinéma français pris entre dépendance économique et bataille culturelle.

Le

People vote in Bordeaux for the legislatives elections
6min

Politique

Municipales 2026 : un électeur sur six a utilisé l’IA pour l’aider dans son choix de vote, révèle une étude

Les élections municipales ont vu, pour la première fois en France, un nombre significatif d’électeurs, environ un sur six, faire appel à l’IA conversationnelle pour déterminer leur choix de vote, d’après une étude Toluna Harris Interactive. Une pratique encore très minoritaire, mais qui interroge sur l’influence politique réelle de l’IA à un an de l’élection présidentielle.

Le

New Caledonia’s vote on independence from France
4min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : le texte visant à élargir le corps électoral adopté en commission au Sénat

A l’approche des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie qui se tiendront le 28 juin, la commission des lois du Sénat a adopté la proposition de loi organique visant à élargir le corps électoral aux natifs de l’Archipel. L’exécutif, qui compte aller plus loin en y intégrant également les conjoints des natifs, déposera son amendement en séance publique, cet après-midi.

Le