Vaccination : Jean-François Copé dénonce « un raté dramatique »
Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le maire LR de Meaux, Jean-François Copé estime que le gouvernement a frôlé « la catastrophe » dans la mise en place de la stratégie de vaccination. « Tout a été organisé pour couper le contact entre Paris qui décide et les maires qui font le job » selon lui.

Vaccination : Jean-François Copé dénonce « un raté dramatique »

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le maire LR de Meaux, Jean-François Copé estime que le gouvernement a frôlé « la catastrophe » dans la mise en place de la stratégie de vaccination. « Tout a été organisé pour couper le contact entre Paris qui décide et les maires qui font le job » selon lui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« La stratégie de vaccination a connu un raté dramatique et nous a amené, nous les maires, à taper du poing sur la table suffisamment fortement pour que le Président et le gouvernement comprennent qu’il fallait changer complètement de braquet. Heureusement qu’on a été entendus car on allait à la catastrophe ». C’est la réponse de Jean-François Copé, ce lundi, invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », à Olivier Véran.

En effet, dimanche le ministre de la Santé a dénoncé « l’outrance » et les « fausses polémiques » émanant de certains élus locaux qui selon lui ont choisi le début de la campagne de vaccination contre le Covid-19 pour faire « pour se faire un coup de communication ».

« On n’a eu aucune nouvelle. La réalité elle est là. Après, il (Olivier Véran) peut expliquer jusqu’à demain qu’on n’a rien compris, qu’on n’est pas intelligents, la réalité elle est là » rétorque le maire de Meaux qui ne s’est pas fait prier pour lister les manquements de la stratégie vaccinale : « La lenteur au démarrage », « l’opacité des décisions » et « troisièmement parmi ces génies qui se sont réunis dans les conseils de défense, il n’y en a pas eu un seul qui s’est dit : peut-être qu’on pourrait s’appuyer sur les maires ». « Tout a été organisé pour couper le contact entre Paris qui décide et les maires qui font le job ».

Pour Jean-François Copé, cette absence de concertation avec les élus locaux « est un syndrome assez classique d’hommes et femmes de grande qualité mais qui n’ont aucune expérience de terrain. Emmanuel Macron a lui-même revendiqué le fait d’être un amateur comme une fierté » a-t-il pointé. Une référence à une expression du chef de l’Etat prononcée il y a un an, en pleine réforme des retraites, devant les parlementaires LREM : « Soyez fiers d’être amateurs », les avait-il enjoint.

En conclusion, Jean-François Copé pointe ce qu’il estime être « une grave erreur » du gouvernement. « Il y a ce sentiment qu’à Paris on sait tout, et que sur le terrain les gars ne sont pas au niveau ». Un sentiment aggravé par la réforme sur le non-cumul des mandats. « Du coup, à l’Assemblée il n’y a plus personne qui a le contact ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Vaccination : Jean-François Copé dénonce « un raté dramatique »
3min

Politique

Réforme des polices municipales : Laurent Nuñez espère une adoption du projet de loi « avant les municipales » 

Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez était auditionné par la commission des lois du Sénat pour présenter les contours du projet de loi sur les polices municipales et gardes champêtres, largement inspiré des recommandations d’une mission d’information sur le sujet. Le texte, examiné en séance publique début février, donne des compétences élargies aux policiers municipaux qui pourront dresser des amendes forfaitaires délictuelles, pour certaines infractions comme l’usage de stupéfiants.

Le

Paris: sFin rencontre Olivier Faure du PS et Sebastien Lecornu Premier ministre demissionnaire
8min

Politique

Budget : une « victoire politique » pour le PS et Olivier Faure ?

Alors que Sébastien Lecornu a finalement recours au 49.3 sur le budget, il devrait sauver sa tête grâce à la non-censure des socialistes, qui revendiquent une série de « victoires pour les Français », comme dit Patrick Kanner, patron des sénateurs PS, même si les socialistes n’ont « pas tout obtenu, loin de là ». Reste à voir si le numéro 1 du PS, Olivier Faure, peut sortir également renforcé de la séquence.

Le