Vaccins : « Il n’y a pas de pénurie », assure Amélie de Montchalin
Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » ce lundi, la ministre de la Fonction publique a tenu à rassurer les Français sur le nombre suffisant de doses de vaccins dans le pays. Amélie de Montchalin qui s’est réjouie d’avoir « gagné la bataille de la confiance des Français sur la vaccination », reconnaît en revanche que la France et l’Europe restent avant tout dépendantes du rythme de production.  

Vaccins : « Il n’y a pas de pénurie », assure Amélie de Montchalin

Invitée de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » ce lundi, la ministre de la Fonction publique a tenu à rassurer les Français sur le nombre suffisant de doses de vaccins dans le pays. Amélie de Montchalin qui s’est réjouie d’avoir « gagné la bataille de la confiance des Français sur la vaccination », reconnaît en revanche que la France et l’Europe restent avant tout dépendantes du rythme de production.  
Public Sénat

Par Antoine Comte

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La ministre de la Fonction publique avait un objectif clair ce matin sur le plateau de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous » : rassurer les Français sur la vaccination.

« Il n’y a pas de pénurie en soi, mais il y a un enjeu de vacciner au rythme de la production », a martelé Amélie de Montchalin en se félicitant d’avoir « gagné une première bataille », celle de « la confiance des Français ».

« Aujourd’hui, nous avons 54 % des Français (sondage Ifop du 14 janvier) qui souhaitent se faire vacciner, ce qui est une bonne nouvelle car le vaccin est efficace que si nous sommes nombreux à se faire vacciner », a assuré la ministre.

 

Sur les délais de livraison des vaccins jugés trop lents notamment par l’opposition, Amélie de Montchalin a tenu à préciser la stratégie de gouvernement. « Avec le président de la République, nous avions un enjeu au printemps dernier qui était d’éviter une guerre de tous contre tous, où chaque pays européen se serait battu avec les industriels pour avoir des vaccins en plus grand nombre que ses voisins sous prétexte qu’il payerait plus ou qu’il aurait mieux négocié. Aujourd’hui, nous ne sommes pas dans cette guerre pour faire la course aux vaccins et nous avons un accord qui couvre tous les pays européens », a-t-elle expliqué, tout en taclant les critiques sur le sujet du président de la région des Hauts de France, Xavier Bertrand.

 

« Nous ne sommes pas d’humeur à nous arrêter de réformer »

Amélie de Montchalin qui reconnaît qu’il existe « des problèmes dans la stratégie vaccinale et sa mise en œuvre », n’a également pas épargné le président du Sénat Gérard Larcher qui selon elle « invente des complexités notamment sur le consentement ». « Notre rôle de responsables politiques n’est pas de nous entêter, mais de nous ajuster et de corriger le tir pour que ça fonctionne sur le terrain », a-t-elle ajouté tout en reconnaissant « des lourdeurs » dans la campagne de vaccination.

 

En parallèle de la crise sanitaire, Amélie de Montchalin a également été interrogée sur le calendrier des réformes (assurance chômage, retraites, 4D…) qui a été très largement freiné par la gestion de l’épidémie. « Je réalise actuellement un tour de France où je rencontre les citoyens pour parler de nos réformes et voir comment ils les comprennent. Il reste encore des textes de loi importants à venir et nous ne sommes pas d’humeur à nous arrêter. Nous sommes un gouvernement qui jusqu’au bout ne prendra pas le contexte de la crise sanitaire pour arrêter l’ambition transformatrice qui est la nôtre ».

 

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