La suppression de 400 postes de chercheurs au sein du groupe Sanofi a une nouvelle fois très largement animé la séance de questions au gouvernement de ce mercredi 20 janvier. Plusieurs sénateurs ont dénoncé « l’indécence » du géant pharmaceutique dans ce dossier sensible.
Vaccins : les sénateurs dénoncent « l’indécence » de Sanofi et taclent le gouvernement
La suppression de 400 postes de chercheurs au sein du groupe Sanofi a une nouvelle fois très largement animé la séance de questions au gouvernement de ce mercredi 20 janvier. Plusieurs sénateurs ont dénoncé « l’indécence » du géant pharmaceutique dans ce dossier sensible.
« Indécent », « brutal », « chercheurs écœurés », « réel émoi » : les sénateurs n’ont à nouveau pas ménagé le gouvernement sur sa gestion de la crise qui frappe actuellement de plein fouet Sanofi. En plus d’être clairement à la traîne dans la finalisation de son vaccin, le groupe pharmaceutique français a en effet confirmé récemment le licenciement d’un millier de ses salariés dont 400 postes dans la recherche et le développement.
Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que cette nouvelle séance de questions au gouvernement s’anime au rythme de vives interpellations du gouvernement par les sénateurs.
« Comment prévoyez-vous d’intervenir pour que Sanofi revienne sur sa décision et comprenne qu’elle ne peut aujourd’hui faire preuve d’une telle indécence ? », a lancé d’entrée le sénateur écologiste Ronan Dantec à Agnès Pannier-Runacher, la ministre déléguée chargée de l’Industrie.
« Nous mettrons toutes nos forces dans la bataille pour réindustrialiser la France et faire du secteur de la production santé une priorité », a répondu la ministre en assurant que la direction de Sanofi s’était engagée à ce que « tous les départs annoncés soient uniquement volontaires, que les dépenses du groupe en recherche et développement seraient revues à la hausse de deux milliards d’euros par an et enfin que des sites de production seraient réimplantés ».
Sauf qu’elle n’avait peut-être pas prévu la sortie vindicative du sénateur Pascal Savoldelli qui s’est appuyé sur des chiffres pour nourrir ses critiques à l’encontre du gouvernement.
« Entre 2008 et 2021, Sanofi est passé de 11 à 4 sites en France, et même bientôt trois. Que faites-vous face à ces centaines de suppression d’emplois chez Sanofi alors que l’entreprise a touché près d’un milliard d’euros d’aides publiques en dix ans et qu’elle a versé quatre milliards d’euros à ses actionnaires ? », a lancé le sénateur du Val de Marne.
Une attaque à laquelle a également répondu la ministre par une kyrielle de chiffres. Mais surtout en prenant la défense de Sanofi victime de « la division par deux de la production en France de produits pharmaceutiques en parts de marché mondiales en dix ans ».
« Je voudrais quand même que l’on cite les projets de création d’emplois de Sanofi comme l’ouverture du site de production de Marcy-l’Etoile qui était en concurrence avec Singapour », a conclu Agnès Pannier-Runacher sans convaincre les sénateurs.
Confiné pour cause de canicule dans un appartement du centre de Pantin en Seine-Saint-Denis, épuisé par les vagues de chaleur à répétition, soucieux de l’état de santé d’un jeune bébé, Marion raconte, dans ce nouvel épisode de Dialogue Citoyen, comment elle et sa famille ont décidé de quitter la région parisienne quelques jours pour s’extraire de la fournaise dans laquelle ils vivaient depuis des semaines.
L’été caniculaire a été, à bien des égards, particulièrement violent. Cinquante-trois jours de vagues de chaleur ont entraîné sécheresses, incendies et températures insupportables. Florence Van Overmeire a perdu sa maison lors des terribles incendies qui ont frappé la Gironde. Sur le plateau de Dialogue citoyen, face aux sénateurs, cette habitante de la commune du Porge a accepté de revenir sur cette épreuve et appelle à l’accélération des procédures de reconstruction.
Le samedi 31 octobre s’annonce comme une journée sous haute tension en France. Après la mobilisation du 24 octobre qui s’est déroulée relativement dans le calme, la coordination des gilets jaunes et les organisations syndicales des lycéens et des étudiants ont appelé à « un acte III », une nouvelle journée de mobilisation sociale contre la vie chère. Face au risque « très élevé » de débordements, le ministre de l’intérieur Laurent Nuñez prévoit de mobiliser 70 000 forces de l’ordre.
Ancienne figure du mouvement étudiant contre la loi Devaquet, en 1986, David Assouline fait aujourd’hui partie de ceux qui œuvrent au succès de la campagne de Raphaël Glucksmann. Formé à l’école trotskiste, cet ancien de la LCR a rejoint le PS dans les années 90, avant de passer 19 ans comme sénateur. « Tacticien et stratège », ce natif d’une famille juive marocaine, naturalisé à l’âge de 13 ans, sait ferrailler dans l’appareil socialiste. Il met aujourd’hui son expérience au profit de Raphaël Glucksmann, prédisant une « recomposition » et « un moment de dépassement » pour le PS.