Vague de froid: plus de 3.400 places d’hébergement « exceptionnelles » ouvertes
Plus de 3.400 places d'hébergement dites "exceptionnelles" ont été ouvertes ces derniers jours pour faire face à la vague de...

Vague de froid: plus de 3.400 places d’hébergement « exceptionnelles » ouvertes

Plus de 3.400 places d'hébergement dites "exceptionnelles" ont été ouvertes ces derniers jours pour faire face à la vague de...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Plus de 3.400 places d'hébergement dites "exceptionnelles" ont été ouvertes ces derniers jours pour faire face à la vague de froid qui touche la France, a déclaré mercredi à l'AFP la ministre du Logement Emmanuelle Cosse.

"Il y avait 130.531 places d'hébergement ouvertes au 8 janvier. Depuis, nous avons ouvert plus de 3.400 places dites +exceptionnelles+, dans des gymnases ou des salles communales, et nous allons poursuivre ces ouvertures autant que de besoin dans les jours qui viennent", a déclaré Mme Cosse après le conseil des ministres.

Le conseil avait été précédé d'une réunion ministérielle sur la mise en œuvre du plan "grand froid" à l'Élysée, en présence également de Bernard Cazeneuve, Ségolène Royal (Environnement), Marisol Touraine (Affaires sociales) et Bruno Le Roux (Intérieur).

Ce plan déclenché samedi prévoit notamment la création de places en urgence pour répondre aux besoins de mises à l'abri et des points quotidiens avec les préfets pour suivre la situation en régions.

"Certes, des dispositions ont été prises pour offrir des places d'hébergement supplémentaires et l'engagement des pouvoirs publics est significatif. Mais la situation reste encore très alarmante", a toutefois souligné la Croix Rouge dans un communiqué mercredi.

Pour l'association chargée notamment du 115, le numéro du Samu social, il faut "anticiper l'urgence, adapter nos dispositifs et viser un logement pour tous et non par défaut un hébergement de secours".

En décembre, plus de la moitié des demandes adressées au 115 n'avaient pas abouti.

Début janvier, Florent Gueguen, le directeur général de la Fédération des acteurs de la solidarité (Fnars), qui regroupe des associations luttant contre la pauvreté, s'était alarmé face à "l'un des hivers les plus difficiles sur le front de l'hébergement", avec toujours plus de SDF contraints de dormir dehors malgré les froides températures.

Selon l'Insee, plus de 140.000 personnes sont sans domicile fixe en France.

Selon Météo France, la vague de froid qui touche la France devrait persister jusqu'à jeudi, qui "pourrait être en moyenne la journée la plus froide" de cet épisode.

Mercredi matin, le thermomètre avait chuté à -5°C à Clermont-Ferrand, -4°C à Lille, -3°C à Paris, Lyon, Bordeaux et Toulouse, -2°C à Strasbourg et à Nantes. Il faisait 0°C à Brest et même à Marseille, la température plafonnait à zéro.

Partager cet article

Dans la même thématique

Vague de froid: plus de 3.400 places d’hébergement « exceptionnelles » ouvertes
5min

Politique

Cyberattaque contre le ministère de l’Intérieur : Laurent Nunez va généraliser « la double identification » pour l’accès aux applications 

Un mois après le piratage des serveurs informatiques du ministère de l’intérieur, Laurent Nuñez était auditionné devant la commission des lois du Sénat pour faire le point sur les mesures de sécurité prises depuis. Le ministre a également été interrogé sur l’application de la loi visant à lutter contre le narcotrafic, entrée en vigueur il y a 6 mois. 

Le

6min

Politique

Désinformation en santé : l’exécutif dévoile une stratégie nationale de riposte

Face aux risques pour la santé publique, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dévoilé lundi les premiers axes d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation médicale. « Priorité stratégique de l’État », cette riposte reposera sur différents outils, dont un Observatoire de la désinformation et un dispositif d’infovigilance réactif. Sans toutefois prévoir de volet sanction.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
4min

Politique

Budget : le gouvernement réévalue le déficit à la hausse, à 5,4 %, suite à la non-adoption du texte à la fin de l’année

En tenant compte des conséquences fiscales de la non-adoption par le Parlement du budget avant le 31 décembre 2025, le gouvernement revoit sa prévision de déficit public en 2026, avec un solde dégradé de 0,1 point, le portant à – 5,4 % du PIB. De quoi compliquer la tâche des députés, avant même le début de l’examen du budget en nouvelle lecture…

Le