Val-d’Oise: une candidate REM menacée d’inéligibilité
Isabelle Muller-Quoy, candidate REM dans la 1ère circonscription du Val-d'Oise, est menacée d'inéligibilité en raison d'une...

Val-d’Oise: une candidate REM menacée d’inéligibilité

Isabelle Muller-Quoy, candidate REM dans la 1ère circonscription du Val-d'Oise, est menacée d'inéligibilité en raison d'une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Isabelle Muller-Quoy, candidate REM dans la 1ère circonscription du Val-d'Oise, est menacée d'inéligibilité en raison d'une fonction exercée par son suppléant, a déclaré à l'AFP son opposant LR, Antoine Savignat, affirmant que le Conseil constitutionnel devra annuler l'élection.

Le suppléant de la candidate la République en Marche, Michel Alexeef, est "président sortant du conseil des prud'hommes de Cergy-Pontoise", a détaillé Antoine Savignat, en ballottage défavorable à l'issue du premier tour des élections législatives.

En raison de cette fonction exercée "depuis moins d'un an", il est inéligible et "par ricochet", Isabelle Muller-Quoy l'est également, a-t-il poursuivi. "Dans ces conditions, si elle l'emporte, le Conseil constitutionnel ne pourra qu'annuler l'élection", assure Antoine Savignat.

"Je ne commente pas ce qu'il peut se passer après une élection", a de son côté déclaré à l'AFP Isabelle Muller-Quoy. Elle a rappelé que sa candidature avait été acceptée par le préfet et que le juge constitutionnel était "le seul à pouvoir se prononcer sur une inéligibilité". "Pour l'instant je fais campagne sur le terrain", a-t-elle ajouté.

Contactée, la préfecture du Val-d'Oise n'a pas souhaité faire de commentaire.

Selon l'article LO132 du code électoral, sont en effet "inéligibles en France dans toute circonscription comprise en tout ou partie dans le ressort dans lequel ils exercent ou ont exercé leurs fonctions depuis moins d'un an à la date du scrutin les titulaires des fonctions suivantes (...) les présidents des tribunaux de commerce et les présidents des conseils de prud'hommes".

Interrogé à ce sujet le 6 juin sur France 3, Benjamin Griveaux, porte-parole d'En Marche, avait reconnu que ce cas était "effectivement contraire au Code électoral" et que la candidature de Mme Muller-Quoy semblait donc "difficile à maintenir".

Isabelle Muller-Quoy est arrivée dimanche en tête du premier tour des législatives avec 35,9% des voix, contre 17,7 % pour Antoine Savignat.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le

Val-d’Oise: une candidate REM menacée d’inéligibilité
4min

Politique

Aide à mourir : le Sénat rejette le texte, la gauche dénonce un « sabordage »

Après avoir supprimé lundi, l’article 2, clé de voûte de la proposition de loi sur l’aide à mourir, le Sénat a rejeté l’ensemble du texte, en adoptant des amendements de suppression sur l’ensemble des articles. A gauche comme à droite, chacun s’est renvoyé la responsabilité de ce « sabordage ».

Le

Val-d’Oise: une candidate REM menacée d’inéligibilité
3min

Politique

« François Hollande veut l’union des centres, nous voulons l’union de la gauche », estime Clémentine Autain

Invitée de notre matinale, Clémentine Autain a lancé un ultimatum au Parti socialiste, et appelle le PS à « trancher » sur sa participation ou non à la primaire de la gauche « non-mélenchoniste. » Si la primaire ne se tient pas, la cofondatrice du parti l’Après n’entend pas être « la candidate de la division » et n’exclut « aucune hypothèse », même un ralliement à Jean-Luc Mélenchon.

Le

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le