Valérie Pécresse : « Il est possible que les Français aient une attente pour un leadership féminin », relève Jean-Pierre Raffarin
Invité vendredi de Public Sénat, Jean-Pierre Raffarin pense que Valérie Pécresse, la candidate LR, a des chances de l’emporter à la présidentielle. Toutefois, il considère que la campagne ne démarrera véritablement que lorsqu’Emmanuel Macron aura officialisé sa candidature et présenté son projet pour les cinq prochaines années.

Valérie Pécresse : « Il est possible que les Français aient une attente pour un leadership féminin », relève Jean-Pierre Raffarin

Invité vendredi de Public Sénat, Jean-Pierre Raffarin pense que Valérie Pécresse, la candidate LR, a des chances de l’emporter à la présidentielle. Toutefois, il considère que la campagne ne démarrera véritablement que lorsqu’Emmanuel Macron aura officialisé sa candidature et présenté son projet pour les cinq prochaines années.
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Soutiendra-t-il encore Emmanuel Macron ? Figure de la droite Républicaine, Jean-Pierre Raffarin avait annoncé en 2019 son soutien à la liste LREM pour les européennes, face à la très droitière candidature de François-Xavier Bellamy pour LR. À l’approche de la présidentielle, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac n’a pas encore tranché, et ne cache pas son admiration pour Valérie Pécresse, qui est parvenue à ressouder sa famille politique autour de sa candidature. « Valérie Pécresse a réussi son démarrage de campagne, et il est possible que les Français aient une attente pour un leadership féminin », note Jean-Pierre Raffarin, qui était invité vendredi de « Extra Local » sur Public Sénat. « Mais Je pense profondément et sincèrement que tant que le projet d’Emmanuel Macron n’est pas sur la table de la présidentielle, cette campagne reste virtuelle », ajoute l’ex-sénateur pour qui la candidature du chef de l’État à sa propre succession ne fait aucun doute.

« J’attends de voir comment, à ce moment-là, se positionneront les uns et les autres », poursuit Jean-Pierre Raffarin. Il estime que, pour l’heure, la campagne de la candidate des Républicains n’est pas encore pleinement entrée dans les grands enjeux sociétaux, politiques et internationaux. « Les grands sujets ne sont pas tous vraiment sur la table : je l’attends sur la lutte contre la violence, qui me paraît être le sujet numéro un des démocraties aujourd’hui. Nous avons eu les Gilets Jaunes, les États-Unis ont eu le Capitole », énumère Jean-Pierre Raffarin. « Je l’attends aussi sur la cohésion sociale, […] et puis surtout sur l’Europe », ajoute-t-il, estimant que l’UE doit apparaître comme un acteur fort au sein d’un contexte international marqué par de fortes tensions, notamment avec la crise en Ukraine ou encore la rivalité entre la Chine et les États-Unis.

Il estime néanmoins que la présidente de l’Île-de-France pourrait l’emporter grâce à l’image de renouveau qu’elle incarne, étant devenue la première femme à recevoir l’investiture de la droite républicaine pour la présidentielle : « Je pense que la France est prête pour une aventure féminine… comme elle pourrait accepter une aventure masculine. »

« Valérie Pécresse ferait un très bon Premier ministre »

En novembre dernier, déjà auprès de Public Sénat, Jean-Pierre Raffarin avait émis l’hypothèse d’une prochaine cohabitation, estimant qu’Emmanuel Macron avait de fortes chances d’être réélu, mais beaucoup moins sa majorité à l’Assemblée nationale. « Chez Emmanuel Macron il y a un leader mais l’organisation politique est fragile, à droite il y a une implantation politique très importante, une force territoriale puissante », expliquait-il. En clair : le chef de l’État, s’il accède à un second mandat, pourrait potentiellement être obligé de gouverner avec Les Républicains.

« Valérie Pécresse ferait un très bon Premier ministre, elle a l’expérience », glisse désormais Jean-Pierre Raffarin. « C’est quelqu’un qui sait écouter et décider. Elle est vraiment [faite] pour être au carrefour des bleus de Matignon [dans le jargon gouvernemental, le nom donné aux documents qui attendent de recevoir la validation du Premier ministre, ndlr], ces décisions que l’on prend par dizaines chaque jour. »

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