Valérie Pécresse: « nous mettrons des caméras dans les lycées »
La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé jeudi en séance plénière que le conseil régional mettrait ...

Valérie Pécresse: « nous mettrons des caméras dans les lycées »

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé jeudi en séance plénière que le conseil régional mettrait ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La présidente LR de la région Ile-de-France Valérie Pécresse a annoncé jeudi en séance plénière que le conseil régional mettrait "des caméras" à l'intérieur des lycées qui en feront la demande, "avec l'accord de la communauté éducative".

Deux jours après des incidents au lycée Suger à Saint-Denis pour lesquels huit mineurs vont être présentés à la justice, Mme Pécresse, interpellée par le groupe LR, a souligné que la région avait voté "en mars dernier l'installation de 28 caméras" autour du lycée.

Mais mardi, "c'est dans le lycée que se sont produits ces actes", a-t-elle insisté, soulignant que l'établissement, loin d'être "le symbole des quartiers oubliés", disposait de matériels informatiques et de cinéma importants, car il prépare au BTS des métiers du Cinéma.

"Ce serait absolument tragique que les élèves soient privés de tels outils", a-t-elle ajouté, tout en soulignant que les violences dans ce lycée mardi étaient "une triste première. C'est la première fois que des lycéens mettent le feu à leur propre lycée, la première fois que les voyous partent de l'intérieur".

"Oui je le dis, avec l'accord des communautés éducatives, nous mettrons des caméras dans les lycées qui en exprimeront le besoin", a-t-elle affirmé.

"Je connais ce lycée, je veux participer à sa réussite. C'est un lycée exemplaire, exceptionnel de qualité", a-t-elle insisté, soulignant qu'il était aussi le premier où ont été lancées les Cordées de la réussite" créées en 2008 pour promouvoir l'égalité des chances des lycéens dans l'accès aux études supérieures.

Mercredi, dans un communiqué, le groupe écologiste a dénoncé la décision de l'exécutif régional "d'accéder à la demande de deux lycées parisiens d’installer des caméras de vidéo-surveillance dans l'enceinte même des lycées".

"Les écologistes s’inquiètent du climat tendu dans certains établissements et souhaitent une intervention efficace de la Région pour y remédier. Toutefois nous ne sommes pas d’accord avec la droite qui considère que des caméras protègeront les élèves et la communauté éducative. Nous n'avons jamais vu une caméra intervenir pour protéger d'une agression ou d'un vol", a insisté le groupe.

Partager cet article

Dans la même thématique

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le