Valérie Rabault : « On ne votera pas le budget »
Valérie Rabault était l’invitée politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce mercredi 30 septembre. La présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale et membre de la commission des finances a livré son analyse du budget présenté par le gouvernement. Elle estime qu’il y a un défaut de ciblage des mesures et surtout un défaut de mise en œuvre. Elle pointe également un manque en ce qui concerne les TPE-PME mais aussi les plus fragiles et en particulier la jeunesse. Elle était au micro d’Oriane Mancini.

Valérie Rabault : « On ne votera pas le budget »

Valérie Rabault était l’invitée politique de l’émission « Bonjour Chez Vous ! », la matinale de Public Sénat, ce mercredi 30 septembre. La présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale et membre de la commission des finances a livré son analyse du budget présenté par le gouvernement. Elle estime qu’il y a un défaut de ciblage des mesures et surtout un défaut de mise en œuvre. Elle pointe également un manque en ce qui concerne les TPE-PME mais aussi les plus fragiles et en particulier la jeunesse. Elle était au micro d’Oriane Mancini.
Public Sénat

Par Noémie Metton

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Plan de relance : « Mon groupe a voté les deux premiers budgets de relance parce qu'il y avait urgence en revanche aujourd'hui nous estimons qu'il y a un défaut de ciblage, de mise en œuvre, de calibrage. On ne le votera pas tel quel » « Le gouvernement nous parle de 100 Mds €, c'est le chiffre totem mais quand on recompte ce qu'il y a en 2021 on est au mieux à 35 Mds €, c'est-à-dire un tiers. Par rapport aux 130 Mds € que l'Allemagne dégage dès 2021, on en est très loin » « Ce budget est caduc dans le sens où il y a des parties qui n'existent pas. Notamment celle sur les TPE-PME, celle en direction des ménages qui ont vu une chute de revenu importante, je pense aussi aux étudiants ». « Vous pouvez faire 3 parties dans le budget : la partie récurrente, la partie plan de relance, la partie plan d'investissement. Et vous avez une lisibilité plus importante qu'aujourd'hui »

 

Politique sanitaire : « Il n'y a pas de ligne claire concernant la politique sanitaire [...] Il faut un mode d'emploi précis et qui soit le même partout [...] Il faut que le gouvernement engage des discussions avec les collectivités et après il assume les décisions. »

 

Aides au secteur aéronautique : « Sur les 20 Mds € pour les entreprises, zéro a été décaissé. C'est un sujet quand même parce que la recette pour un plan de relance c'est la vitesse, il faut les mettre en œuvre tout de suite »

 

Contreparties aux aides de l’État : « On fera un contre-budget et on fera un plan contreparties. C'est-à-dire, par type d'aides, qu'est-ce qui doit être associé en termes de contreparties ».

 

Conférence de financement : « Ce que je reproche au Premier ministre c'est de faire croire que l'argent serait magique. Ce que je veux c'est une conférence de financement, qu'on se mette autour de la table »

 

Élection présidentielle de 2022 : « Je pense qu’Anne Hidalgo ferait une très bonne candidate et même une très bonne présidente de la République »

Partager cet article

Dans la même thématique

Valérie Rabault : « On ne votera pas le budget »
3min

Politique

Lycéens, carburant, agriculteurs : Sébastien Lecornu appelle à l'apaisement sans annoncer de moyens supplémentaires

Dans une allocution de 15 minutes enregistrée depuis Matignon, Sébastien Lecornu a assuré que le gouvernement avait pris conscience des crises que traverse le pays tout en réaffirmant sa volonté de ramener le déficit à 5 % du produit intérieur brut en 2027. S'il affirme ne pas être indifférent aux angoisses des lycéens, il renvoie leurs revendications au débat budgétaire. Il a toutefois annoncé la libération de 10 millions de barils de gazole afin de faire baisser le prix du litre de gazole à la pompe de 12 à 18 centimes.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le