Vallaud-Belkacem: Macron, une aventure qui « va se dégonfler », « c’est une impasse »
La ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé lundi sur France Inter que le chemin proposé par Emmanuel Macron...

Vallaud-Belkacem: Macron, une aventure qui « va se dégonfler », « c’est une impasse »

La ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé lundi sur France Inter que le chemin proposé par Emmanuel Macron...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de l’Éducation, Najat Vallaud-Belkacem, a estimé lundi sur France Inter que le chemin proposé par Emmanuel Macron était une "impasse", pronostiquant une décrue de ses "troupes sondagières" quand viendra le moment de la "clarification".

"Quand je prends l'aventure assez solitaire d'Emmanuel Macron, au fond (...) c'est : je rassemble dans mon camp l'ancien directeur de campagne de Bruno Le Maire (Jérôme Grand d'Esnon, NDLR)" et "des élus socialistes ou de gauche. Ça n'est pas possible. A terme, va arriver le moment de la clarification, et vous verrez qu'une partie des actuelles troupes sondagières d'Emmanuel Macron ne se reconnaîtra plus dans ce projet et donc reviendra, c'est mon pari, pour ce qui est des socialistes, vers le Parti socialiste", a expliqué la ministre, au lendemain de l'investiture du socialiste Benoît Hamon.

"Moi, le +ni droite ni gauche+, le +et de droite et de gauche+, je ne sais pas ce que c'est. Et d'ailleurs c'est intéressant de voir que ça commence à patiner en réalité cette campagne, pour une raison simple, c'est que s'il met autant de temps et a autant de difficultés à sortir un projet véritable, c'est qu'il a bien conscience qu'il va forcément déplaire à une partie de ceux qui le soutiennent", a ajouté la ministre.

Selon elle, "on ne peut pas avoir dans son camp, et des gens qui considèrent qu'il faut absolument réduire la dépense publique, et des gens qui considèrent qu'il faut investir dans l’Éducation nationale, dans les services publics, ça n'existe pas".

"Est-ce qu'on va prendre le pari d'aventures hasardeuses qui risquent de se dégonfler parce que c'est une impasse ? Je pense que le socle c'est le Parti socialiste (...) Maintenant que nous avons un candidat (...) il faut se rassembler autour de lui", a-t-elle affirmé au sujet de M. Hamon.

Sur RMC, le président du groupe PS à l'Assemblée Olivier Faure a aussi envoyé des piques à Emmanuel Macron. "Finalement, Emmanuel Macron c'est un peu une Ferrari dont on a bridé le moteur (...) Il y a une enveloppe formidable, un charisme, des moyens, un décor", mais "on retrouve finalement toujours les mêmes, tous ceux qui ont toujours été au pouvoir", a-t-il attaqué, citant l'économiste Alain Minc, l'ancienne ministre de Jacques Chirac Anne-Marie Idrac, M. Grand d'Esnon.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: Conference de presse de Gerald Darmanin Gardes des Sceaux Ministre de la Justice
6min

Politique

Affaire Lyhanna : l’idée de Gérald Darmanin de redonner à la Chancellerie un pouvoir d’instruction dans les affaires individuelles, « hasardeuse et contreproductive », selon les juristes

Auditionné par la commission des lois du Sénat, sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a évoqué l’idée de revenir sur l’interdiction pour le garde des Sceaux de donner des instructions dans les affaires individuelles. Une possibilité qui existait jusqu’en 2013, avant la réforme sur l’indépendance du parquet.

Le

Paris : Session of questions to the government at National Assembly
3min

Politique

Affaire Lyhanna : perpétuité pour les viols en série, enquêtes plus rapides…  les premières réponses de Sébastien Lecornu

Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants.

Le

Vallaud-Belkacem: Macron, une aventure qui « va se dégonfler », « c’est une impasse »
2min

Politique

Affaire Lyhanna : Muriel Jourda n’écarte pas « un problème structurel qui a pu conduire à ce drame épouvantable »

Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.

Le