Manuel Valls, arrivé deuxième dimanche au premier tour de la primaire socialiste élargie, a appelé les électeurs à faire le choix au second tour entre "la défaite assurée" s'ils désignent Benoît Hamon et "la victoire possible" à la présidentielle.
Programme de Manuel Valls
AFP
"Une nouvelle campagne commence dès ce soir. Un choix très clair se présente désormais à nous, et à vous. Le choix entre la défaite assurée et la victoire possible, le choix entre des promesses irréalisables et infinançables et une gauche crédible qui assume les responsabilités du pays", a déclaré l'ancien Premier ministre, en deuxième position à l'issue de ce premier tour derrière Benoît Hamon.
"Cette primaire était ouverte et rien n'était joué. Pour le second tour, rien n'est écrit", a affirmé Manuel Valls, prenant la parole devant ses partisans quelques minutes après son adversaire.
"Je refuse d'abandonner les Français à leur sort face à l'extrême droite qui détruirait notre pays, ou la droite, celle de François Fillon, dure, libérale comme jamais et conservatrice face à l'Amérique de Donald Trump, la Russie de Vladimir Poutine", a ajouté l'ex-Premier ministre.
"C'est de la vieille politique", a répondu M. Hamon à M. Valls sur BFMTV. "Je trouve que ce n'est pas très sérieux aujourd'hui d'aborder le second tour comme ça (...) Moi je défendrai avec simplicité et sobriété mon projet parce qu'il est global, cohérent et qu'il ne vise pas à dire juste, +parce que j'ai été Premier ministre je serai un bon président+, je trouve que c'est un peu court".
Benoît Hamon, qui représente la gauche du Parti socialiste, aborde le second tour du 29 janvier avec un net avantage après avoir reçu le soutien d'Arnaud Montebourg, arrivé en troisième position.
Les sénateurs ont rejeté le budget 2026 ce jeudi matin, via une question préalable empêchant de rouvrir l’examen des articles. La majorité sénatoriale, de droite et du centre, a dénoncé la dégradation de la trajectoire budgétaire au cours des quatre mois d’examen, et particulièrement les arbitrages au détriment des entreprises.
Le groupe LR du Sénat va user de son droit de tirage pour lancer prochainement une commission d’enquête sur « la capacité des universités françaises à garantir l’excellence académique de l’enseignement supérieur ».
Invitée de la matinale de Public Sénat, la présidente du groupe communiste au Sénat, Cécile Cukierman a rappelé son opposition au budget transmis au Sénat après l’utilisation de l’article 49 alinéa 3 à l’Assemblée nationale. Le Sénat devrait rejeter le texte avant de l’examiner.
Hier, l’ex-sénateur Joël Guerriau a été condamné à quatre ans de prison ferme, pour avoir drogué la députée Sandrine Josso, en vue de la violer. La sénatrice Véronique Guillotin, à l’origine d’un rapport sur la soumission chimique avec Sandrine Josso, exhorte le gouvernement à mettre en place des « mesures concrètes pour protéger les femmes ».