Valls appelle ses soutiens à rester « ensemble » au PS et à ne pas aller chez Macron
Manuel Valls, battu dimanche au second tour de la primaire socialiste, a enjoint ses soutiens réunis à Paris à rester "ensemble"...

Valls appelle ses soutiens à rester « ensemble » au PS et à ne pas aller chez Macron

Manuel Valls, battu dimanche au second tour de la primaire socialiste, a enjoint ses soutiens réunis à Paris à rester "ensemble"...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Manuel Valls, battu dimanche au second tour de la primaire socialiste, a enjoint ses soutiens réunis à Paris à rester "ensemble" et à ne pas aller "ailleurs", dans un appel transparent à rester au Parti socialiste plutôt que de rejoindre Emmanuel Macron.

"A la place qui est la mienne, et conscient du recul que je dois prendre, je vous en conjure: il faut rester ensemble", a dit l'ancien Premier ministre devant environ 250 proches réunis à huis clos à la Maison de la Chimie.

"Vous ne serez pas forcément bien accueillis ailleurs, surtout si vous êtes divisés", a-t-il plaidé, selon des propos rapportés par des participants.

Cet appel de l'ex-chef du gouvernement apparaîtra bienvenu à l'état-major socialiste qui bataille pour éviter un exode vers Emmanuel Macron, après la victoire de l'aile gauche et de Benoît Hamon à la primaire.

Devant ses troupes, M. Valls est revenu sur sa défaite, assurant n'avoir "aucun regret" mais déplorant le manque de soutien du reste de l'exécutif et de "ceux qui étaient en situation de le faire" pour défendre le bilan du quinquennat.

"L'action du quinquennat a été abîmée par un débat au coeur de la famille socialiste, et à la fin ça pèse lourd dans l'opinion. Au final j'ai été le seul à assumer notre action", a-t-il lâché, toujours selon des propos rapportés.

"Je n'ai aucun regret. Il fallait mener cette bataille. Je n'aurais pas pu être spectateur de ce débat", a-t-il dit à ceux qui jugent aujourd'hui qu'il aurait mieux fait de ne pas se présenter.

"Nous sommes dans un moment où on veut sortir les sortants", a-t-il poursuivi, se disant "très inquiet" de la situation politique française, avec "un président de la République qui ne se représente pas, un Premier ministre battu, et un candidat de droite brillamment élu qui est aujourd'hui en grande difficulté".

"Une défaite, un échec ça peut rendre fort. Eh bien c'est le cas, ça me rend plus fort. Je vais prendre du recul, un recul nécessaire, mais je ne laisserai pas faire n'importe quoi!", a conclu le député de l'Essonne, excluant ainsi un retrait de la vie politique.

Partager cet article

Dans la même thématique

Valls appelle ses soutiens à rester « ensemble » au PS et à ne pas aller chez Macron
3min

Politique

Crise énergétique : Sébastien Lecornu annonce l’interdiction des chaudières à gaz dans les logements neufs

Quelques jours après le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l’Iran, Sébastien Lecornu a annoncé, ce vendredi, une série de mesures destinées à tirer les leçons » de la crise énergétique. Afin de dépendre moins des énergies fossiles, l’installation de chauffages au gaz serait interdite « dès la fin de cette année » dans les constructions neuves. Le gouvernement va aussi doubler son soutien à l’électrification des usages de 5,5 milliards à 10 milliards d’euros par an d’ici 2030.

Le

Philippe TABAROT visite du technicentre SNCF
6min

Politique

Sénatoriales : candidat dans les Bouches-du-Rhône, Renaud Muselier entend faire une liste commune avec LR

Le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, parti chez Renaissance en 2022, a annoncé par surprise sa candidature aux sénatoriales de septembre prochain, entendant jouer un rôle au plan national, pour la présidentielle. Il veut mener une liste d’union avec la droite. Du côté de la sénatrice LR sortante, Valérie Boyer, on confirme que les discussions sont engagées.

Le

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le