Valls approuve la proposition de Juppé sur les européennes
L'ancien Premier ministre Manuel Valls a approuvé lundi l'idée d'Alain Juppé de former un "grand mouvement central" en vue des...

Valls approuve la proposition de Juppé sur les européennes

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a approuvé lundi l'idée d'Alain Juppé de former un "grand mouvement central" en vue des...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a approuvé lundi l'idée d'Alain Juppé de former un "grand mouvement central" en vue des européennes de 2019, jugeant que ce serait "absurde" que les pro-européens ne se rassemblent pas pour ces élections.

"Cette élection doit en effet -ce serait absurde que ce ne soit pas le cas- rassembler tous les pro-européens", a affirmé M. Valls sur Cnews.

"Je n'oublie pas qu'au premier tour de l'élection présidentielle (...) les antieuropéens (...) ont fait pratiquement 50% des voix, si vous additionnez de manière un peu artificielle (Marine) Le Pen, (Nicolas) Dupont-Aignan, Jean-Luc Mélenchon", a souligné le député apparenté LREM.

"Il y a des clivages nouveaux dans notre vie politique, qui dépassent parfois le clivage droite-gauche, pas toujours (...) il y a en effet ce clivage entre ceux qui veulent construire l'Europe et ceux qui veulent la défaire. Il serait tout de même paradoxal que ceux qui veulent construire l'Europe ne puissent pas se retrouver d'une manière ou d'une autre ensemble", a-t-il ajouté.

M. Valls a souligné que ces élections seraient "importantes pour l'avenir de l'Union, qui est en crise avec le Brexit, avec la menace terroriste, le défi des réfugiés, l'égoïsme d'un certain nombre de gouvernements, la crise catalane. Donc il faut y penser d'ores et déjà".

"L'Europe doit connaître un deuxième souffle, une nouvelle étape, une dynamique notamment à travers les initiatives qui devront être prises par la France et l'Allemagne, et le discours il y a quelques semaines d'Emmanuel Macron (à la Sorbonne, NDLR) indiquait (...) le chemin", a-t-il jugé.

M. Juppé a tendu vendredi la main à Emmanuel Macron pour les élections européennes, en prônant un "grand mouvement central" avec le chef de l'Etat, avant de préciser lundi qu'il n'avait "jamais parlé de la constitution de listes" communes avec LREM à ces élections.

Partager cet article

Dans la même thématique

Orleans: Closing Ceremony of the Rassemblement National Rally’s Campaign Kickoff Event presidential
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le débat sur l’inéligibilité de Marine Le Pen relancé

La semaine dernière, Didier Guérin, président de chambre honoraire à la Cour de cassation, a relancé le débat sur la légalité de la candidature de Marine Le Pen à la présidentielle. Dans les colonnes du Monde, ce haut magistrat a affirmé que la députée RN était actuellement inéligible tant que la Cour de cassation n’a pas rendu sa décision dans l’affaire des assistants parlementaires des députés européens de son parti. Les avocats de Marine Le Pen ont saisi le Conseil supérieur de la magistrature au sujet de Didier Guérin. Explications

Le

FRA – SENAT – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT 2
5min

Politique

« Le racisme ne naît pas de nulle part » : Les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à interdire la théorie du grand remplacement

Au Sénat comme à l’Assemblée, les écologistes ont déposé une proposition de loi visant à « renforcer la lutte contre les discours incitant à la haine et aux actes racistes et xénophobes » via l’interdiction de la théorie du grand remplacement. Si, pour certains, cette proposition est « redondante » par rapport aux outils juridiques déjà existants, elle semble utile pour « faciliter les condamnations ».

Le

BLOCAGE LYCEE SAINT SERNIN
4min

Politique

Mouvement lycéen : où en est-on des blocus ?

Sur les 3700 lycées, 41 étaient bloqués ce lundi matin, jour de rentrée des vacances de la Toussaint, selon le ministère de l’Education nationale. Les organisations lycéennes et étudiantes appellent à reprendre les blocages malgré les annonces du gouvernement, la semaine dernière. Le Premier ministre se dit prêt à recevoir à nouveau les lycéens.

Le