L'élimination de Manuel Valls dimanche de la course à l'Elysée confirme l'effet dévastateur des primaires pour les têtes d'affiche de la...
Valls après Sarkozy, Juppé, Hollande… l’hécatombe des têtes d’affiche
L'élimination de Manuel Valls dimanche de la course à l'Elysée confirme l'effet dévastateur des primaires pour les têtes d'affiche de la...
Par Dominique CHABROL
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
L'élimination de Manuel Valls dimanche de la course à l'Elysée confirme l'effet dévastateur des primaires pour les têtes d'affiche de la politique, qui ont de plus en plus de mal à résister à l'envie de changement des Français.
Nicolas Sarkozy battu sèchement au 1er tour de la primaire à droite, Alain Juppé distancé au second, Cécile Duflot écartée par les militants écologistes, Manuel Valls battu dimanche. En quelques semaines, un ancien président, deux ex-Premiers ministres, une ex-ministre et chef de parti sont passés à la trappe des primaires, et François Hollande a préféré ne pas s'y frotter.
- Valls défait -
Après le "tous contre Sarkozy" qui a marqué la primaire à droite, le "tous contre Valls" a brisé les rêves présidentiels de l'ex-Premier ministre. Début décembre, il était donné favori de la primaire après la décision de François Hollande de ne pas se représenter.
Les primaires : un jeu de massacre pour les favoris
AFP
C'était compter sans le rejet des électeurs de gauche qui l'ont tenu responsable du bilan du quinquennat.
Evitant l'élimination au 1er tour qui a stoppé net Nicolas Sarkozy, il se retrouve dans la situation d'Alain Juppé, écarté en fin de course. "La primaire pénalise ceux qui ont exercé le pouvoir relativement récemment. On sanctionne ceux qui étaient au pouvoir et qui ont déçu", analyse François Miquet-Marty, président de l'institut ViaVoice.
- Sarkozy/Hollande, deux de chute -
Fin novembre, l'élimination de Nicolas Sarkozy a été la première surprise des primaires. Les électeurs ne voulaient pas du match revanche Sarkozy-Hollande de la présidentielle 2012 et l'ont fait savoir. "Il y a des dirigeants qui capitalisent plus que d'autres une hostilité émotionnellement forte. La sarkophobie était enfouie mais la campagne l'a forcément réveillée. Hostilité à gauche, mais à droite il était aussi très clivant", note Philippe Braud, politologue au Cevipof (Science-Po).
icolas Sarkozy, le 20 novembre 2016 à Paris
POOL/AFP/Archives
Avec Nicolas Sarkozy, 62 ans, François Hollande, 62 ans également, avait perdu son meilleur ennemi. Au plus bas dans les sondages, accusé d'avoir trahi ses engagements, le chef de l'Etat a renoncé à se soumettre à la primaire douze jours plus tard.
"La primaire l'a plus handicapé qu'autre chose, on voit bien que l'idée d'un président de la République contraint de participer à une compétition primaire est pour lui un exercice compliqué", souligne François Miquet-Marty.
- Juppé à l'usure, Duflot d'entrée -
Alain Juppé, 71 ans, a fait les frais de la demande de renouveau. En tête des sondages pendant des mois, il a échoué loin derrière François Fillon au second tour. "Les primaires déplacent un peu ce qui se passait auparavant au 1er tour de la présidentielle, où être favori n'était pas forcément un avantage", note François Braud. Son âge et son décalage par rapport aux attentes des électeurs de droite ont joué contre lui.
Alain Juppé, le 12 janvier 2017 à Bordeaux
AFP/Archives
A 41 ans, Cécile Duflot pouvait espérer échapper à l'usure du pouvoir, plus de deux ans après avoir quitté le gouvernement. Mais les électeurs EELV lui ont préféré dès le 1er tour des candidats plus écologiquement purs. La méfiance des militants envers les règles du jeu politique ont eu raison de la candidature de l'ex-ministre du logement.
- Le renouveau et l'expérience -
A droite comme à gauche, le vote sanction a souvent primé sur le vote d'adhésion, et le renouveau passe en priorité par le changement de têtes, trop vues, trop connues. Résultat : François Fillon, 62 ans, désigné par la droite, est en politique depuis près de 40 ans et Benoît Hamon, 49 ans, choisi par le PS, depuis plus de 25 ans. L'un comme l'autre ont pourtant réussi à se tenir quelques temps à l'écart.
"La primaire permet de donner une légitimité à celui qui a pris ses distances, elle permet de le réintroduire dans le jeu", note François Miquet-Marty. Et de concilier les attentes des Français, qui veulent à la fois le renouveau et l'expérience.
C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.
Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.
En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.
Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.