Manuel Valls, candidat à la primaire organisée par le PS, a estimé mercredi qu'il existait "un débat à gauche sur la conception de la laïcité", thème qui cristallise une partie des attaques contre son concurrent Benoît Hamon, dans l'entre-deux-tours du scrutin.
"Il y a un débat à gauche sur la conception de la laïcité", a assuré l'ancien Premier ministre sur France Inter, prônant "une laïcité qui protège".
"C'est la séparation des cultes et de l'Etat, c'est la neutralité des fonctionnaires et c'est aussi la protection des femmes", a-t-il ajouté, alors que la question exacerbe les tensions entre les camps des deux finalistes de la primaire.
Un peu plus tôt, Benoît Hamon avait dénoncé sur France 2 le "poison" distillé par son adversaire qui lui reproche son "ambiguïté" sur la question de la laïcité et de la lutte contre le communautarisme.
"Il ne peut pas y avoir d'ambiguïté quand il y a aujourd'hui des espaces publics ou des lieux publics qui sont interdits aux femmes", avait affirmé Manuel Valls lundi, en référence à un récent reportage de France 2 montrant des cafés dans des banlieues françaises où les femmes ne sont pas les bienvenues.
Manuel Valls et Benoît Hamon, la confronntation se tend autour de la laïcité
AFP
Benoît Hamon avait été accusé de relativiser la gravité de cette discrimination, en affirmant notamment que "dans les cafés ouvriers, historiquement, il n'y avait pas de femmes".
"Je voulais simplement dire que le sexisme n'est pas né avec l'arrivée de l'islam en France, qu'il a existé avant, qu'il existe aujourd'hui et qu'effectivement des groupes religieux minoritaires testent la République", a répondu Benoît Hamon mercredi.
"Nous aurons ce débat sur la conception de chacun de la laïcité", a répété M. Valls au matin de l'unique débat télévisé qui doit opposer les deux hommes avant le deuxième tour dimanche, évoquant "dans un certain nombre de quartiers, la radicalisation dont certains n'ont pas pris suffisamment conscience".
Rachida Dati, candidate malheureuse de la droite et du centre à la mairie de Paris, a dénoncé mercredi une « trahison » de Pierre-Yves Bournazel, le candidat Horizons/Renaissance avec qui elle avait fusionné sa liste au second tour mais qui avait choisi de jeter l'éponge.
Mécontent des trois scénarios définis, mardi soir, lors du bureau politique de LR, pour désigner leur candidat à l’Élysée en 2027, le président de l’Association des maires de France, lui-même candidat à la présidentielle dénonce « un vote triqué ». Il indique qu’il va s’entretenir avec Bruno Retailleau pour lui annoncer son départ du parti.
Réunis en bureau politique ce mardi 24 mars, les dirigeants de LR ont validé trois scénarios possibles pour désigner leur candidat à l'Élysée en 2027. Entre une primaire ouverte ou fermée, ou encore la nomination automatique de Bruno Retailleau, ce sera désormais aux adhérents de trancher, lors d'un vote prévu en avril.
Les sénateurs LR ont débriefé des municipales jugées réussies dans les villes moyennes, malgré les défaites de Paris et Lyon. Reste le cas de Nice, où Bruno Retailleau n’a pas appelé à battre Eric Ciotti, allié au RN. La sénatrice LR Dominique Estrosi Sassone, présente sur la liste de Christian Estrosi, dénonce « l’absence de clarification de (sa) famille politique ». Le bureau politique de ce mardi soir devrait permettre quelques franches explications…