Valls: il y a « un espace en termes d’idées » entre LREM et LFI mais « pas d’espace partisan »
L'ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé jeudi que le Parti socialiste était "mort" et que s'il existait aujourd'hui "un...

Valls: il y a « un espace en termes d’idées » entre LREM et LFI mais « pas d’espace partisan »

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé jeudi que le Parti socialiste était "mort" et que s'il existait aujourd'hui "un...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Manuel Valls a estimé jeudi que le Parti socialiste était "mort" et que s'il existait aujourd'hui "un espace en termes d'idées" entre La France insoumise et La République en Marche, il n'y avait "pas d'espace partisan".

"La social-démocratie est en fin de cycle", "les partis un peu partout en Europe sont en grandes difficultés et en France, aussi pour des raisons particulières, le PS, tel quel, il est mort", a déclaré sur Europe 1 le député, qui a quitté le PS et siège désormais avec La République en Marche.

Même s'"il ne mourra pas du jour au lendemain", "le cycle historique du PS, au-delà des personnes et des débats qui ont lieu, c'est fini", a-t-il insisté.

Interrogé pour savoir s'il n'y avait donc aucun espace entre La République en Marche et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, il a concédé qu'"il y a forcément un espace en termes d'idées", sur "une certaine vision de la justice sociale", le rôle des partenaires sociaux, la lutte contre les inégalités sociales ou territoriales.

"Cet espace existe, il va de l'intérieur du PS jusqu'à En Marche. Mais je crois qu'à ce stade il n'y a pas d'espace partisan", a-t-il ajouté, jugeant que "nous vivons un peu un petit miracle avec l'élection d'Emmanuel Macron à contre-courant de tout ce qui se passe en Europe" avec la montée des populismes.

Un peu plus de 100.000 militants PS sont appelés à choisir jeudi parmi quatre candidats les deux finalistes qui pourront briguer le poste de premier secrétaire le 29 mars, avec l'espoir qu'enfin le PS relève la tête après des mois de marasme.

Partager cet article

Dans la même thématique

Valls: il y a « un espace en termes d’idées » entre LREM et LFI mais « pas d’espace partisan »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le