Valls refuse de parrainer Hamon, selon Paris Match
L'ancien Premier ministre Manuel Valls n'apportera pas son parrainage au candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon,...

Valls refuse de parrainer Hamon, selon Paris Match

L'ancien Premier ministre Manuel Valls n'apportera pas son parrainage au candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon,...
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L'ancien Premier ministre Manuel Valls n'apportera pas son parrainage au candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon, selon une information de Paris Match parue mardi.

"Je ne peux pas apporter mon parrainage à Benoît Hamon", a confié M. Valls à l'hebdomadaire à paraître mercredi, selon des extraits d'un article publiés mardi sur le site internet de Paris Match.

Selon l'hebdomadaire, Manuel Valls a confié son inquiétude de voir un Front national "très haut le soir du premier tour", d'autant que "l'affaire François Fillon a laissé des traces profondes" et que "Hamon ne suscite pas d'engouement".

Toujours selon Paris Match, l'ancien Premier ministre a exprimé sa colère face à l'accord passé entre Benoît Hamon et Yannick Jadot, ex-candidat EELV à la présidentielle, mais s'inquiète aussi de l'absence de majorité absolue à l'Assemblée si le candidat du mouvement En Marche! Emmanuel Macron l'emporte, face à un "FN durablement installé".

Lundi, Manuel Valls avait fermement démenti une information assurant qu'il s'apprêtait à appeler à voter Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle.

Interrogé sur un article du quotidien Le Parisien paru mardi, intitulé "Présidentielle: Valls va appeler à soutenir Macron dès le premier tour", laissant entendre qu'il pourrait le faire dès ce mardi, l'ancien Premier ministre a indiqué dans la soirée à l'AFP "avoir fait démentir cette information" par son proche entourage.

L'article paraît le jour même d'une réunion de ses proches divisés par la question d'un possible soutien.

"Rien dans cet article n'est vrai, en dehors du fait qu'il y a une réunion mardi", a affirmé à l'AFP Carlos da Silva, bras droit et suppléant de M. Valls à l'Assemblée nationale.

Cette réunion doit avoir lieu en fin de journée à huis clos à l'Assemblée, avec entre 200 à 300 personnes attendues.

Selon des sources concordantes parmi les proches de l'ex-Premier ministre, plusieurs lignes s'affrontent quant à l'attitude à adopter.

Alors que M. Macron est bien placé selon les sondages pour affronter et battre au second tour la candidate du Front national Marine Le Pen, le candidat de la droite François Fillon est fragilisé par l'affaire des emplois présumés fictifs de sa famille, et le vainqueur de la primaire socialiste Benoît Hamon apparaît distancé dans les intentions de vote, à moins de six semaines du premier tour.

"C'est partagé" chez les alliés de M. Valls, résume l'un d'entre eux, entre ceux qui défendent une posture légitimiste, même "silencieuse", en faveur de Benoît Hamon, ceux qui défendent un ralliement à M. Macron s'il parvient au second tour, et ceux qui poussent pour un soutien dès avant le premier tour.

M. Valls "a une volonté, c'est d'éviter que Marine Le Pen gagne la présidentielle, et il considère que le plus mauvais candidat pour le faire, c'est François Fillon", explique cette source.

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