Valls répond aux accusations de « trahison »
Manuel Valls réfute en bloc les accusations de "trahison" après son refus de parrainer Benoît Hamon en vue de l'élection...

Valls répond aux accusations de « trahison »

Manuel Valls réfute en bloc les accusations de "trahison" après son refus de parrainer Benoît Hamon en vue de l'élection...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Manuel Valls réfute en bloc les accusations de "trahison" après son refus de parrainer Benoît Hamon en vue de l'élection présidentielle et appelle à "oublier les vieux clivages" partisans, dans une tribune au Journal du dimanche.

"Les débats – cette campagne présidentielle en est l’ultime illustration – prennent une tournure, non plus déroutante, mais alarmante. Vers où va notre démocratie ? Le précipice ? Rien n’est impossible quand on sait que la probabilité d’un régime autoritaire effraie de moins en moins une frange de nos compatriotes", met en garde l'ex-Premier ministre.

"Depuis le soir du second tour de la primaire de la gauche, j’ai respecté scrupuleusement la règle que je m’étais fixée : prendre le recul nécessaire, ne m’exprimer qu’avec un seul souci, l’intérêt du pays, et une seule ligne de conduite – la seule qui vaille – la cohérence", explique M. Valls, battu au second tour de la primaire initiée par le PS par M. Hamon.

"Quelle ne fut pas mon incrédulité quand certains, gardiens autoproclamés d’une pureté idéologique, ou d’autres, se revendiquant comme les seuls légataires de la gauche, ont voulu faire de cette cohérence une prétendue +trahison +", s'emporte-t-il. "Que l’on m’explique ! Quelle serait donc cette trahison qui consiste à refuser ce cynisme ambiant où l’on promet tout et son contraire, où l’on signe des chèques en bois, où l’on fait comme si le monde autour de nous n’existait pas ? Quelle est donc cette trahison qui consiste à rester fidèle à ses idées et cohérent avec ses engagements ?", fustige M. Valls.

Et M. Valls d'éreinter le programme du candidat PS: "Comme beaucoup, je ne crois pas que l’avenir de la France passe par une sortie du nucléaire, par l’abandon des règles et des interdits – je pense bien sûr à la légalisation du cannabis –, par le dénigrement de cette valeur qu’est le travail, par une fuite en avant avec le gonflement de notre dette, qui n’est que la promesse de hausses d’impôts". "Faire croire tout cela, c’est trahir le passé de ma famille politique. C’est surtout livrer la France à ceux qui préparent le pire des avenirs", met-il en garde.

"Lorsque l'on perd une primaire, on soutient le vainqueur ou on se tait", a réagi sur Twitter l'ex-ministre écologiste Cécile Duflot, elle-même battue à la primaire d'EELV par Yannick Jadot à l'automne dernier. "La vexation n'autorise pas le sabotage. Encore moins ces accusations", a fait valoir Mme Duflot.

Dans sa tribune, M. Valls juge en outre que "dans ce contexte où notre pays peut basculer vers l’extrême droite, les progressistes et les républicains ont un immense devoir : assumer leurs convictions et défendre cette position centrale, équilibrée, responsable, civique, la seule capable de rassembler les Français".

"Dans un monde incertain, instable, où la menace terroriste est prégnante, il faudra tenir le pays, se dépasser, oublier les vieux clivages", prévient-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
9min

Politique

Sénatoriales : après sa percée aux municipales, LFI espère faire son « entrée au Sénat »

Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.

Le

The aerial surveillance programme of bathing littoral waters in the Alpes Maritimes France
5min

Politique

Le sénateur Henri Leroy quitte Les Républicains pour rallier Éric Ciotti : « Je n’ai plus rien à attendre d’un parti qui a pactisé avec Emmanuel Macron »

Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.

Le

HOTEL DE VILLE PARIS
3min

Politique

Installation des conseils municipaux : comment ça marche ?

Pour les communes qui ont élu leur maire au second tour, l’installation des nouveaux conseils municipaux se déroulera de vendredi à dimanche selon les villes. Nice, Paris, Le Havre, Bordeaux, Lyon ou encore le Havre… On fait le point sur les règles de fonctionnement.

Le