Valls s’en prend à Macron, « méchant » qui n’a eu « rien de magnanime » envers lui
L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'en est pris vivement dimanche, jour de passation de pouvoir, au nouveau président de la...

Valls s’en prend à Macron, « méchant » qui n’a eu « rien de magnanime » envers lui

L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'en est pris vivement dimanche, jour de passation de pouvoir, au nouveau président de la...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien Premier ministre Manuel Valls s'en est pris vivement dimanche, jour de passation de pouvoir, au nouveau président de la République Emmanuel Macron, jugeant dans le JDD qu'il "est méchant" et n'a eu "rien de magnanime" en n'investissant personne face à lui aux législatives.

"Je suis extrêmement lucide sur Macron et sur son équipe. Hollande est méchant, mais dans un cadre. Macron, lui, est méchant, mais il n'a pas de codes donc pas de limites", affirme le député PS de l'Essonne.

Quant à la décision de M. Macron et du mouvement présidentiel "La République en Marche" (REM) de ne pas investir de candidat face à M. Valls aux législatives, sans pour autant l'investir lui-même, "il n'y a rien de magnanime dans cette histoire", juge encore l'ancien Premier ministre.

"On joue jusqu'au bout, on l'humilie, on l'isole, le tout pour finir par une solution de compromis", affirme-t-il à propos de lui-même.

"Mais ils l'ont fait de manière tellement appuyée que ça s'est retourné contre Macron. C'est devenu le cas Valls", dit l'ancien chef de gouvernement.

"Ce n'est pas l'arrogance de Benjamin Griveaux qui va me déstabiliser!", lance-t-il à propos du porte-parole de M. Macron durant la campagne, proche du président élu et ministrable.

M. Valls confie avoir "réfléchi à arrêter" après sa défaire à la primaire socialiste fin janvier. Mais "au moment où survient la recomposition que j'ai toujours souhaitée, je vais être spectateur? Non! Je veux être dans cette séquence".

Si la REM a affirmé qu'elle ne présenterait pas de candidat face à M. Valls, le dépôt d'une candidature reste possible jusqu'au 19 mai.

Partager cet article

Dans la même thématique

Debate on France’s role in preventing international political crises
9min

Politique

« J’ai assez honte que mon parti se tabasse toute la journée » : la crise interne continue au PS sur la stratégie pour 2027

En quittant la direction du PS, Boris Vallaud espère créer un « sursaut ». Le président du groupe PS de l’Assemblée veut mettre « la nouvelle gauche plurielle », soit toutes les forces de gauche, hors LFI, autour de la même table pour trouver « un contrat de gouvernement », avant l’incarnation. « On ne comprend absolument pas le sens de sa démarche, si ce n’est exister », rétorque un lieutenant d’Olivier Faure, qui entend rester premier secrétaire.

Le

Office Francais de l’Immigration et de l’Integration a Nice
6min

Politique

Présidentielle : l’immigration, nouveau clivage à gauche ?

Alors que les propos de François Ruffin « contre l’immigration de travail » ont fait réagir jusque dans son propre camp, les premiers débats de la campagne présidentielle prennent forme. À gauche, l’immigration pourrait devenir un véritable clivage entre les candidats.

Le

Minister Naïma Moutchou Visits the Tribe of Easo on Lifou Island
7min

Politique

Nouvelle-Calédonie : le gouvernement s’appuie sur un texte du Sénat, examiné dès le 18 mai, pour élargir le corps électoral   

A quelques semaines des élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement compte s’appuyer sur une proposition de loi du sénateur LR, Georges Naturel, pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral, sujet de tension dans l’Archipel qui avait conduit à des violences insurrectionnelles, il y a deux ans. Le texte devrait être examiné au Sénat le 18 mai. 

Le