Valls: une proclamation d’indépendance de la Catalogne serait « une folie »
Une proclamation d'indépendance de la Catalogne serait "une folie", a estimé vendredi l'ancien Premier ministre Manuel Valls pour...

Valls: une proclamation d’indépendance de la Catalogne serait « une folie »

Une proclamation d'indépendance de la Catalogne serait "une folie", a estimé vendredi l'ancien Premier ministre Manuel Valls pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Une proclamation d'indépendance de la Catalogne serait "une folie", a estimé vendredi l'ancien Premier ministre Manuel Valls pour qui les Européens doivent dire aux dirigeants catalans que dans pareil cas, ils ne seront pas membres de l'Union européenne.

"Oui, ce serait une folie", a répondu l'ancien Premier ministre, natif de Barcelone, sur RMC et BFMTV.

"L'Espagne, ça n'a rien à voir avec la France. Ce sont des grandes régions puissantes avec une forte identité. La Catalogne a une autonomie qu'on ne peut même pas imaginer en France". "Tout le monde parle catalan", "il y a une culture catalane, une littérature catalane. Donc il y a une vraie autonomie qui est respectée par l'Espagne", a développé M. Valls.

"La force de l'Espagne, c'est d'avoir de grandes régions comme la Catalogne et le Pays basque. Et la force de la Catalogne et du Pays basque, c'est d'être dans un des vieux Etats-nations de l'Europe. Il n'y en a pas beaucoup. Il y a l'Angleterre, il y a l'Espagne et il y a la France".

"Défaire l'Espagne, c'est-à-dire un Etat-nation (...), c'est défaire l'Europe. Et si on ouvre la boîte de Pandore, demain c'est le Pays basque, et après c'est le Pays basque français, et après c'est l'Italie du Nord, et après c'est la guerre", a jugé le député.

"Je trouve que l'Europe et les dirigeants européens devraient parler de ce qui se passe en Espagne, pas pour être des intermédiaires, mais pour dire ça n'est pas possible".

"Les images de dimanche sont évidemment épouvantables et se retournent contre le gouvernement central. Mais notre rôle est de dire que l'Espagne, qui est un pays démocratique, un pays ami, doit voir sa Constitution respectée. Il ne peut pas y avoir d'indépendance pour la Catalogne. Il faut dire aux indépendantistes: +si vous voulez sortir, en plus, vous ne serez pas dans l'UE, il n'y aura pas d'euro+", a prôné l'ancien chef du gouvernement.

"C'est un débat fondamental pour nous, Européens". "L'Europe, c'est une fédération d'Etats-nations, ce n'est pas une fédération de régions et de villes ! Si on pense que l'Europe va bien, alors laissons faire. Mais le Brexit, la crise migratoire, le risque terroriste, les tensions à l'est avec la Russie, l'égoïsme des gouvernements polonais et hongrois... Et en plus on voudrait que ce grand pays, l'Espagne, parte en morceaux, se disloque ?"

Partager cet article

Dans la même thématique

Valls: une proclamation d’indépendance de la Catalogne serait « une folie »
3min

Politique

Victoire de Glucksmann à la primaire : « Le retour d’une gauche claire, sincère, pro-européenne », se félicite Nicolas Mayer-Rossignol

Vainqueur dès le premier tour de la primaire PS/Place publique, avec 66,17 % des suffrages, Raphaël Glucksmann a été très clairement désigné candidat de la gauche sociale, dimanche soir. Invité de la matinale de Public Sénat « Bonjour chez vous », Nicolas Mayer-Rossignol, maire PS de Rouen et soutien de Raphaël Glucksmann, a salué ce résultat.

Le

6min

Politique

Présidentielle : Raphaël Glucksmann, vainqueur de la primaire du PS, désormais face à la difficile question du rassemblement à gauche

Avec plus de 66% des suffrages, Raphaël Glucksmann s’offre une victoire suffisamment large pour enclencher une dynamique de rassemblement au sein du PS, où sa candidature était loin de faire l’unanimité. En revanche, rassembler au-delà du pôle social-démocrate risque de s’avérer plus compliqué pour le fondateur de Place Publique.

Le

RG
4min

Politique

« Ce soir, la bataille de France commence » : après sa victoire à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann assure que « rien » ne le « fera lâcher »

Après sa victoire écrasante à la primaire de la gauche sociale-démocrate, Raphaël Glucksmann « mesure l’immense responsabilité que cela représente ». « Je suis aujourd’hui le candidat du Parti socialiste », soutient le leader de Place Publique, qui veut aussi être « le candidat de la rupture avec l’hégémonie de Jean-Luc Mélenchon sur la gauche française » et « le candidat qui pourra battre l’extrême droite ».

Le