Venezuela : Maduro poussé vers la sortie
Invité de l’émission « On va plus loin », Serge Ollivier, historien, analyse la situation au Venezuela alors que qu’une quinzaine de pays européens a reconnu lundi Juan Guaido, le chef du Parlement vénézuélien, comme le président du pays.

Venezuela : Maduro poussé vers la sortie

Invité de l’émission « On va plus loin », Serge Ollivier, historien, analyse la situation au Venezuela alors que qu’une quinzaine de pays européens a reconnu lundi Juan Guaido, le chef du Parlement vénézuélien, comme le président du pays.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Plusieurs pays européens, dont la France, ont reconnu l’opposant Juan Guaido comme président par intérim du Venezuela, alors que Nicolás Maduro, avait rejeté l’ultimatum des Européens pour l’organisation d’une nouvelle élection présidentielle. Caracas a accusé ces pays de « soutenir les plans putschistes » américains. « Il n’y a pas eu de putsch jusqu’à présent » rétorque Serge Ollivier, historien spécialiste du Venezuela.

« Guaido s’est proclamé président intérimaire du Venezuela, actant du fait qu’il est légitimement président d’une Assemblée nationale légitime. Alors que Maduro serait président élu illégitimement (…) Maduro a été élu [en mai 2018 NDLR] dans un cadre de conseil électoral complètement maîtrisé et verrouillé par le gouvernement. C’est pour ça que l’opposition n’y a pas participé. Donc le système électoral, à l’heure actuelle, n’est plus fiable. »

Le soutien de nombreux pays de l’Union européenne à Guaido n’est pas partagé, c’est le moins qu’on puisse dire, par la Chine et la Russie qui sont du côté de Nicolás Maduro. Des intérêts financiers et politiques les lient. « Depuis 2006, le Venezuela s’est considérablement rapproché de la Chine et de la Russie (…) Depuis les premières sanctions américaines, contre le Venezuela en tant qu’État (…) Maduro s’est encore plus tourné vers la Russie et vers la Chine pour trouver des financements à court terme. »

Et de l’argent, Maduro en a foncièrement besoin car le pays vit « sa pire crise économique » de son histoire. « Et c’est de cette crise-là que naît vraiment cette tension internationale extrêmement forte » ajoute l’historien.   

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien avec Serge Ollivier, en intégralité :

OVPL. Entretien avec l'historien spécialiste du Venezuela, Serge Ollivier (en intégralité)
08:03

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le