Vers un nouveau référendum en Nouvelle-Calédonie ? « Cela fera partie des choses qui seront discutées », selon Hervé Marseille

Au micro de Public Sénat, le chef de file des sénateurs centristes appelle à trouver « une perspective », et « aller plus loin dans le dialogue », face à la situation extrêmement tendue en Nouvelle-Calédonie.
Alexis Graillot

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Alors que l’exécutif a annoncé l’état d’urgence et un couvre-feu en Nouvelle-Calédonie, à la suite de la crise qui traverse l’archipel, tous les yeux sont désormais tournés vers les suites qui seront accordées au projet de loi constitutionnelle élargissant le corps électoral, voté à l’Assemblée nationale, comme au Sénat.

A ce titre, le sénateur des Hauts-de-Seine « espère » que l’état d’urgence permettra de « rétablir la paix et la sérénité », qualifiant le retour au calme d’« impératif n°1 » et de « préalable », face à une situation « quasi insurrectionnelle ». « Que chacun prenne ses responsabilités », a-t-il lancé.

« Aller plus loin dans le dialogue »

Pour autant, Hervé Marseille ne souhaite pas la mise en place d’une réponse tout sécuritaire, appelant à « chercher la voie du dialogue ». « Le dialogue est indispensable », estime-t-il, se refusant à employer le terme de « mafieux », utilisé par Gérald Darmanin, pour parler de la branche indépendantiste extrémiste du CCAT. « Il faut ramener la paix, ce n’est pas en dénonçant qu’on va arrêter les choses », rappelle-t-il à l’ordre, tout en jugeant que « le projet de loi, tel que [les sénateurs l’ont] voté au Sénat permet » la mise en place d’un tel dialogue.

De fait, il se montre défavorable à la suspension immédiate du projet de loi, étant donné que « Le texte permet à tout moment, même quelques jours avant les élections territoriales (NDLR : prévues initialement en mai, reportées au plus tard le 15 décembre 2024), s’il y a un compromis, de tout suspendre et de reporter ces élections l’année prochaine, en incorporant l’accord qui serait intervenu ».

S’il avance que « le corps électoral fait partie des accords qu’il y a toujours eu depuis les accords de Matignon », et estime « normal » que celui-ci soit élargi, il juge nécessaire « qu’on trouve une perspective ». A cet égard, à la question de la tenue d’un nouveau référendum, le sénateur des Hauts-de-Seine estime que « cela fera partie des choses qui seront discutées ».

Enfin, il ne souhaite pas se prononcer sur la nomination éventuelle d’une personnalité indépendante, qui pourrait récupérer le dossier, renvoyant la balle dans le camp de l’exécutif.

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