Victoire de Giorgia Meloni en Italie : Gilles Platret (LR) « salue la décision du peuple italien »
Invité de la matinale de Public Sénat, le maire de Chalon-sur-Saône appelle à respecter le choix des électeurs italiens, qui ont accordé une majorité dimanche à la coalition pilotée par le parti postfasciste Fratelli d’Italia. Sans adouber le programme porté par cette alliance, notre invité dénonce les avertissements lancés par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, quelques jours avant le scrutin, une « ingérence », selon lui.

Victoire de Giorgia Meloni en Italie : Gilles Platret (LR) « salue la décision du peuple italien »

Invité de la matinale de Public Sénat, le maire de Chalon-sur-Saône appelle à respecter le choix des électeurs italiens, qui ont accordé une majorité dimanche à la coalition pilotée par le parti postfasciste Fratelli d’Italia. Sans adouber le programme porté par cette alliance, notre invité dénonce les avertissements lancés par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, quelques jours avant le scrutin, une « ingérence », selon lui.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

« Je n’ai pas plus d’inquiétude aujourd’hui que je n’en avais hier. » Invité à réagir à la victoire de Giorgia Meloni en Italie, le LR Gilles Platret a voulu minimiser l’impact de la recomposition politique en cours de l’autre côté des Alpes. Pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un parti postfasciste se retrouve aux portes du pouvoir dans la péninsule. La coalition de droite, emmenée par le parti d’extrême droite Fratelli d’Italia (FdI) de Giorgia Meloni, rassemblant la Ligue de Matteo Salvini et Forza Italia de Silvio Berlusconi, a récolté plus de 40 % des suffrages lors des législatives de dimanche en Italie, ce qui devrait lui assurer la majorité absolue des sièges aussi bien à la Chambre des députés qu’au Sénat.

« Très honnêtement, je ne sais pas si cette coalition va plus sauver l’Italie que la précédente. On avait déjà des mouvements d’extrême droite à l’intérieur. La Ligue faisait partie de la coalition qui a amené Monsieur Draghi à avoir une majorité », veut rappeler Gilles Platret au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat. « J’ai lu les déclarations de la future Première ministre – parce que c’est ainsi que les choses vont se passer - notamment sur un passé fasciste italien dont elle a eu du mal à se détacher, en disant que Mussolini était le plus grand politicien de la dernière génération. J’avoue que cette déclaration est de nature à me troubler. Je ne crois pas qu’il soit un modèle politique, même si je le juge comme Français et pas comme Italien », poursuit le maire de Chalon-sur-Saône.

« Ursula von der Leyen a fait preuve d’ingérence dans ce débat national italien »

Gilles Platret a également tenu à fustiger les déclarations de Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, qui a évoqué la semaine dernière les « instruments » dont elle dispose pour entraver l’action du prochain gouvernement italien. Une référence à peine voilée aux sanctions déjà imposées par Bruxelles aux gouvernements polonais et hongrois ces dernières années pour avoir enfreint les règles européennes. Un « excès de pouvoir par rapport aux prérogatives qui sont les siennes », selon Gilles Platret. « Je salue la décision du peuple italien. Ce n’est pas un accord de principe sur le programme, mais on ne contraint pas un peuple. Ursula von der Leyen a fait preuve d’ingérence dans ce débat national italien », s’agace l’élu.

« On peut vouloir instaurer des garde-fous. Tout gouvernement est censé respecter les règles démocratiques, ce sera une vigilance sur celui-ci comme sur tous les autres en Europe. Mais brandir des menaces pour essayer d’influencer le scrutin, c’est quelque chose qu’il ne faut plus jamais faire. À mon avis, c’était un magnifique coup de pub pour la coalition qui va arriver au pouvoir », conclut notre invité. Ce lundi matin, les réactions de défiance se sont multipliées dans la classe politique européenne face aux résultats des législatives italiennes. « Bien évidemment, on sera attentif [avec] la présidente de la Commission européenne [Ursula von der Leyen], à ce que ces valeurs sur les droits de l’Homme, sur le respect des uns et des autres, notamment le respect du droit à l’avortement, soient respectées par tous », a notamment commenté la Premier ministre Elisabeth Borne sur BFM TV.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Debate on no-confidence motions against the 2026 finance bill at National Assembly
5min

Politique

Prix du Trombinoscope : Sébastien Lecornu, Amélie De Montchalin, Olivier Faure parmi les lauréats

Le jury du Prix du Trombinoscope, dont Public Sénat est partenaire, a dévoilé son palmarès annuel. Plusieurs figures de premier plan ont été distinguées, parmi lesquelles Sébastien Lecornu, Amélie de Montchalin, le duo des sénateurs de la commissions d’enquêtes sur les aides publiques aux entreprises ou Olivier Faure. Des récompenses qui mettent en lumière une année politique marquée par la tension budgétaire, la recherche de compromis et le retour au premier plan du Parlement.

Le

Victoire de Giorgia Meloni en Italie : Gilles Platret (LR) « salue la décision du peuple italien »
3min

Politique

La nomination d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes, une décision « aux antipodes de l'éthique », brocarde le sénateur Jean-Raymond Hugonet

Le sénateur LR Jean-Raymond Hugonet a interpellé le gouvernement sur la nomination d'Amélie de Montchalin, actuelle ministre du Budget, comme présidente de la Cour des comptes. L’élu dénonce un risque de conflit d’intérêts. Maud Bregeon, la porte-parole du gouvernement, accuse les oppositions de cibler la couleur politique d’Amélie de Montchalin.

Le

Paris : Proces Joel Guerriau et Sandrine Josso
2min

Politique

Condamnation de Joel Guerriau : Sandrine Josso reçue par Gérard Larcher, ce mercredi à 18h30

15 jours après la condamnation de l’ex-sénateur Joël Guerriau à quatre ans de prison, dont 18 mois ferme, pour avoir drogué en 2023 la députée Sandrine Josso en vue de la violer, Gérard Larcher va recevoir l’élue, ce mercredi. La députée avait fait part de son regret de ne pas avoir reçu de marque de soutien de la part du président du Sénat.

Le