Reconnu comme l’artisan de l’abolition de l’esclavage en France, Victor Schoelcher a été sénateur inamovible de 1875 à 1893. Durant son mandat, il s’est illustré par des prises de position modernes sur les droits des enfants et des femmes.
Victor Schoelcher, un sénateur précurseur sur les droits des femmes et des enfants
Reconnu comme l’artisan de l’abolition de l’esclavage en France, Victor Schoelcher a été sénateur inamovible de 1875 à 1893. Durant son mandat, il s’est illustré par des prises de position modernes sur les droits des enfants et des femmes.
On trouve des statues à son effigie dans nos villes, son nom est inscrit dans nos livres d’Histoire. Victor Schoelcher est reconnu comme l’artisan de l’abolition de l’esclavage en France. Républicain convaincu, abolitionniste dès 1829, il est élu sénateur inamovible en 1875.
Célèbre pour son combat contre l’esclavage et pour les colonies, ce républicain convaincu s’est impliqué au Sénat sur la défense des droits des femmes et des enfants.
Engagé contre l’esclavage et pour les colonies
C’est pour son rôle dans l’abolition de l’esclavage que Victor Schoelcher est entré dans l’Histoire de France. Il était en effet sous-secrétaire d’État aux Colonies en 1848 et c’est lui qui convainc le gouvernement d’alors de publier le décret abolissant l’esclavage le 27 avril.
Victor Schoelcher a défendu au Sénat la politique coloniale de la France.
Archives du Sénat
Au-delà de son engagement abolitionniste, Victor Schoelcher porte au Sénat sa version de la politique coloniale, qu’il voit comme la condition du prestige de la France. Pour lui, le rôle des colons est d’ « apporter la civilisation aux territoires colonisés », ce qui passe entre autres par l’abolition de l’esclavage ou l’organisation de la liberté sur ces territoires. Il s’oppose ainsi à l’exploitation des ressources coloniales par la métropole et à l’utilisation des colonies pour déporter des criminels.
La lutte pour les droits des enfants
Victor Schoelcher s’engage en faveur des droits des enfants lors de son mandat au Sénat. Il signe en 1878 la proposition de loi Bérenger qui visait à venir en aide aux mères et aux enfants abandonnés grâce à des maraudes subventionnées par les pouvoirs publics. Cette proposition de loi n’a cependant pas été adoptée.
Il prend des positions modernes en défendant la baisse des cadences de travail pour les enfants, en rédigeant un rapport sur les enfants abandonnés et en plaidant pour la déchéance paternelle en cas d’abandon ou de maltraitance.
Il défend également l’accès pour tous les enfants à une école publique gratuite, obligatoire et laïque. Pour lui, les parents ont le devoir d’envoyer leur enfant à l’école, quel que soit leur sexe, leur religion ou leur condition sociale.
Victor Schoelcher pour les droits des femmes
Victor Schoelcher se montre tout aussi moderne dans ses prises de position en faveur des droits des femmes. Il se présente comme « l'ennemi juré des doctrines qui réduisent les femmes aux soins du pot-au-feu ». Ainsi, il adhère à la Société pour l’amélioration du sort des femmes et à la Ligue française pour le droit des femmes et soutien la fondation de journaux féministes. Au Sénat, il signe des propositions de loi permettant aux femmes d’être témoin dans les actes publics ou civils, ou étendant les cas d’ouverture d’action en recherche de paternité.
En revanche, il ne s’est jamais engagé en faveur des droits politiques des femmes, et ne plaide ainsi jamais pour leur droit de vote ou leur éligibilité.
Si Victor Schoelcher est entré dans l’Histoire pour son combat en faveur de l’abolition de l’esclavage, son engagement en faveur des droits humains et sa vision relativement moderne de la société s’étendent au-delà de ces sujets. Les combats qu’il a portés sont pour beaucoup encore d’actualité aujourd’hui.
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