[VIDEO] Mardi noir : les lycéens et les étudiants se mobilisent à Paris
Alors que le syndicat lycéen UNL-SD a appelé à un « mardi noir », près 170 établissements sont perturbés ce mardi selon le ministère de l'Education nationale. Les lycéens et les étudiants se mobilisent également à Paris contre la réforme du bac et Parcoursup notamment. Nous avons suivi le cortège parisien.

[VIDEO] Mardi noir : les lycéens et les étudiants se mobilisent à Paris

Alors que le syndicat lycéen UNL-SD a appelé à un « mardi noir », près 170 établissements sont perturbés ce mardi selon le ministère de l'Education nationale. Les lycéens et les étudiants se mobilisent également à Paris contre la réforme du bac et Parcoursup notamment. Nous avons suivi le cortège parisien.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Les lycéens reviennent à la charge pour organiser un « mardi noir ».  Ils protestent contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants, contre la réforme du bac et contre le service national. A Paris, ils se sont réunis à midi sur la Place Saint-Michel pour entamer leur parcours.

Difficile d’estimer le nombre de manifestants dans le cortège parisien mais les jeunes se sont déplacés dans une ambiance bon enfant. Même si les revendications sont diverses, c’est le nom d’Emmanuel Macron qui est le plus évoqué dans les slogans. On entend peu le nom du ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, ni celui de la ministre de l’Enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

« Plus qu'un mépris, c'est un déni » : note le président l'Union nationale des lycéens, Louis Boyard. à notre micro. Il déplore notamment qu'Emmanuel Macron n'ait pas prononcé une seule fois le mot lycéen.

 

Ce matin, 170 établissements étaient déjà perturbés dans toute la France, dont 60 complètements bloqués. «C’est très difficile à comparer avec les précédentes journées de mobilisation, « note le ministère de l’Éducation nationale. À Paris, une vingtaine d’établissements étaient perturbés à 9h30 d’après le rectorat de la capitale, sans violence manifeste pour le moment.

Les lycéens sont aussi toujours remontés contre l'arrestation des 151 jeunes la semaine dernière à Mantes-la Jolie. A plusieurs reprises, ils se sont mis à genoux, mains derrière la tête pour montrer leur soutien aux lycéens de Mantes-la-Jolie. Les images de la semaine dernière sont encore dans les têtes. Elles ont provoqué de vives réactions sur les réseaux sociaux, mais aussi dans la classe politique

Les lycéens à genoux mains derrière la tête pour rappeler les événements de Mantes-la-Jolie
00:19

 

A 15 heures, France info signale que « la manifestation est bloquée dans les rues de Paris. Les CRS veulent faire passer les lycéens par groupe de dix, ce qu'ils refusent. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le