Vienne: des permanences de députés LREM et MoDem murées ou bâchées
Quatre permanences de trois députés LREM ou MoDem de la Vienne ont été murées ou bâchées dans la nuit de mercredi à jeudi à...

Vienne: des permanences de députés LREM et MoDem murées ou bâchées

Quatre permanences de trois députés LREM ou MoDem de la Vienne ont été murées ou bâchées dans la nuit de mercredi à jeudi à...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Quatre permanences de trois députés LREM ou MoDem de la Vienne ont été murées ou bâchées dans la nuit de mercredi à jeudi à Poitiers, Châtellerault et Loudun, par des agriculteurs protestant contre l'accord de libre-échange du CETA, ont dénoncé jeudi les élus.

Les permanences à Poitiers des députés marcheurs Jacques Savatier et Sacha Houlié ont été partiellement ou totalement murées.

Celle de M. Savatier a été murée avec des parpaings dont certains portaient l’inscription "Merci CETA" et celle de M. Houlié en partie murée avec des parpaings et de la paille.

La permanence de Nicolas Turquois (MoDem), lui-même agriculteur, a été murée à Châtellerault. Une autre de ses permanences à Loudun a été bâchée avec l'inscription "Notre député renie ses racines ?" et une inscription anti-CETA signée FDSEA-JA (Jeunes agriculteurs). Des drapeaux de ces organisations ont également été retrouvés sur place.

"Il nous a trahis en votant le CETA. Cet accord n’impacte pas seulement les agriculteurs, les consommateurs le sont aussi", a affirmé un agriculteur rencontré sur place par un correspondant de l'AFP.

"Consterné par le murage et les tags inscrits cette nuit devant ma permanence par des agriculteurs", a écrit sur Twitter Sacha Houlié. "Que dire après nos longues discussions au cours desquelles la FDSEA 86 avait elle-même reconnu l’intérêt du CETA ? La violence ne masque pas l’hypocrisie et l’incohérence", ajoute le député.

"Je regrette" cette action, a-t-il ensuite déclaré à un correspondant de l'AFP, "je ne vais pas dire que je m’y attendais mais c’est devenu la mode de l’été", a-t-il dit.

"Je réprouve ces méthodes. On s’éloigne des principes de la démocratie", a dit de son côté M. Savatier, "j’ai passé beaucoup de temps sur le sujet du CETA, j’ai répondu aux interrogations des agriculteurs, notamment ceux des Jeunes Agriculteurs dans la Vienne. J’assume mon vote parce que j’ai travaillé sur le dossier".

"Je suis consterné", a affirmé de son côté M. Turquois, en indiquant ne pas vouloir porter plainte. "Les syndicats qui font ça se trompent de message: ils confondent un risque théorique avec leurs vraies difficultés. Le CETA est une véritable opportunité pour la ferme France en général. C’est une réponse en forme de violence à l’égard d’élus qui ont pris leur décision en connaissance de cause", a-t-il ajouté.

Toutes les permanences ont été nettoyées en début de matinée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Retailleau travail
7min

Politique

« La fête est finie » : Bruno Retailleau veut supprimer les 35 heures, inciter à la reprise d’activité et plafonner les aides sociales pour relancer l’emploi

Le président des LR a présenté sa recette pour inciter au travail et permettre aux Français de gagner plus, faite de « zéro exonération » au-delà des 35 heures, de plafonnement à 70% du Smic des aides sociales et de relance de la réforme de l’allocation chômage. Il veut « changer totalement de modèle. Il va falloir renverser la table », prévient Bruno Retailleau.

Le

Le Senat, Paris.
4min

Politique

Fin de vie : en commission, le Sénat remplace « le droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir »

Les deux textes sur la fin de vie et les soins palliatifs ont entamé leur parcours législatif au Sénat en commission des affaires sociales du Sénat ce mercredi, avant leur examen en séance publique à la fin du mois. Les rapporteurs LR du texte ont restreint la portée de la proposition de loi autorisant établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». Explications.

Le

4min

Politique

UE-Mercosur : la France tente de résister, sous pression des agriculteurs

Alors que le traité de libre-échange est en passe d’être ratifié par l’Union européenne, l’exécutif français maintient ses désaccords avec Bruxelles. Dans une tentative de rassurer le monde agricole, le gouvernement a annoncé suspendre les importations de produits traités avec des substances interdites sur le continent.

Le

Kanne Faure Ok
9min

Politique

Budget : au PS, le retour du 49.3 apparaît de plus en plus comme « une porte de sortie »

Au moment où les députés vont reprendre l’examen du budget, l’hypothèse d’un recours au 49.3 par le premier ministre fait son chemin. Chez les sénateurs PS, certains y voient une issue pour sortir du blocage, à condition de négocier à nouveau un accord de non-censure. Mais c’est à Sébastien Lecornu de « prendre ses responsabilités », souligne Thierry Cozic, chez de file des sénateurs PS sur le budget.

Le