La France "ne met rien sous le tapis" sur le sujet des droits de l’Homme au Vietnam communiste mais s’exprime en privé sur la question avec le régime et pas "par la presse", a affirmé dimanche le Premier ministre français Edouard Philippe au dernier jour de sa visite dans le pays.
Interrogé par des journalistes sur cette question sensible, le chef du gouvernement français a répondu que le sujet était abordé "dans les forums qui vont bien, de la façon dont nous avons toujours procédé".
"Nous ne mettons rien sous le tapis, mais nous avons des discussions avec les autorités vietnamiennes qui ne passent pas par la presse", a-t-il plaidé.
Selon une source proche des discussions, la question des droits de l’Homme a été abordée "dans le cadre des entretiens" entre Edouard Philippe et les dirigeants vietnamiens vendredi, au premier jour de sa visite.
"L’attention des autorités vietnamiennes a été appelée sur une liste de cas individuels", a précisé cette source.
Au troisième et dernier jour de sa visite au Vietnam, le Premier ministre a inauguré un centre de santé français à Ho Chi Minh Ville, la capitale économique du pays.
Le Premier ministre français Edouard Philippe inaugure un centre de santé avec la ministre vietnamienne de la Santé Nguyen Thi Kim Thien le 4 novembre 2018 à Ho Chi Minh Ville
AFP
"Accompagner la société vietnamienne, faire en sorte que des centres comme celui-ci puissent se développer, je pense que c’est aussi répondre à une aspiration de la société vietnamienne", a-t-il affirmé en réponse à la question sur les droits de l’Homme.
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Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».
Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».
Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.
Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.