Villiers: Carvounas rappelle Macron à son rôle de « garant » des institutions
Le député PS Luc Carvounas s'est dit mardi "extrêmement inquiet" après le recadrage du chef d'état-major Pierre de Villiers par...

Villiers: Carvounas rappelle Macron à son rôle de « garant » des institutions

Le député PS Luc Carvounas s'est dit mardi "extrêmement inquiet" après le recadrage du chef d'état-major Pierre de Villiers par...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le député PS Luc Carvounas s'est dit mardi "extrêmement inquiet" après le recadrage du chef d'état-major Pierre de Villiers par Emmanuel Macron, qui "en dit long" selon lui sur "le fonctionnement des institutions" vu par le président, censé en être "le garant".

"Qu'est-ce que c'est que cette histoire inventée pour les enfants ?", a lancé M. Carvounas sur Sud Radio et Public Sénat, qui lui demandaient si M. de Villiers avait manqué de respect au chef de l'Etat.

"Je voudrais porter le débat sur l'aspect institutionnel". "On a le chef d'état-major des Armées qui se rend où ? A la commission de Défense de l'Assemblée nationale, qui est une des commissions permanentes. Dans un huis-clos avec qui ? Les représentants de la Nation. Encore heureux: le Parlement est censé contrôler l'exécutif. C'est notre rôle. J'ai bien compris que le président de la République souhaiterait être aujourd'hui seul sur tous les leviers de commandement mais en France il y a une Ve République, des institutions", a poursuivi le député du Val-de-Marne.

En pleines festivités du 14 Juillet, le chef de l'Etat a reproché sans le nommer au général, qu'il vient pourtant de prolonger pour un an, d'avoir mis de façon "indigne" une polémique budgétaire "sur la place publique". Le général avait, devant la commission de la Défense à l'Assemblée, émis de sérieuses réserves au sujet des 850 millions d'euros d'économies réclamées cette année aux armées.

"Déjà, je trouve le contexte totalement inapproprié". Et "ça envoie quoi comme message pour tous les autres futurs auditionnés à huis-clos de la commission Défense ? Que si le ton de l'échange avec les parlementaires censés contrôler l'exécutif ne convient pas au président, c'est peut-être, on va le savoir dans quelques jours, une sorte de limogeage habillé ?", a accusé M. Carvounas.

"Dans ce cas là je vais demander à ce que les futures auditions devant la commission défense se fassent publiquement", a-t-il ajouté.

"Ca en dit long sur la verticalité, et ça en dit long aussi sur le fonctionnement des institutions vécu par celui qui est censé en être le garant. Et on n'est qu'au début du mandat", a conclu M. Carvounas.

M. de Villiers sera reçu vendredi par M. Macron. Il déjeunera auparavant avec Edouard Philippe en compagnie des chefs d'état-major de l'Armée de terre, de la Marine et de l'Armée de l'air, selon l'agenda de Matignon. Un Conseil de défense est par ailleurs programmé mercredi matin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Villiers: Carvounas rappelle Macron à son rôle de « garant » des institutions
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le