Villiers: Le Pen dénonce une « humiliation inutile » et une « crise de confiance »
La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé jeudi, au lendemain de la démission du général de Villiers, "une...

Villiers: Le Pen dénonce une « humiliation inutile » et une « crise de confiance »

La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé jeudi, au lendemain de la démission du général de Villiers, "une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La présidente du Front national Marine Le Pen a dénoncé jeudi, au lendemain de la démission du général de Villiers, "une humiliation inutile" de la part d'Emmanuel Macron, qui "a ouvert une crise de confiance très grave".

"Je crois que l'humiliation qu'a subie Pierre de Villiers était tout a fait inutile et elle a ouvert une crise de confiance très grave, très lourde entre l'Etat et ses Armées, c'était vraiment pas le moment", a déclaré Marine Le Pen sur France 2.

Emmanuel Macron "a suscité une crise extrêmement sérieuse", "parce qu'il a commis plusieurs fautes graves successives", a-t-elle affirmé. "La première faute, c'est d'avoir rompu les engagements qu'il avait pris vis-à-vis de l'Armée". "La deuxième faute est d'avoir humilié un homme comme Pierre de Villiers dont tout le monde admet qu'il est un très grand serviteur de l'Etat et du pays".

"Un général, il est là pour dire la vérité et notamment à la représentation parlementaire", a également estimé la députée du Pas-de-Calais, alors que le général de Villiers avait exprimé son désaccord sur le budget de la Défense, à huis-clos, devant la commission ad-hoc de l'Assemblée nationale.

"Est-ce à dire que maintenant ceux qui viendront devant les députés, qui viendront s'exprimer devant les commissions parlementaires devront mentir, devront tenir des propos insincères, devraient camoufler aux députés la réalité de la situation ? Eh bien c'est une drôle de vision de la démocratie. En tout cas c'est une vision qui, objectivement, m'inquiète", a développé Marine Le Pen.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le

La Seyne-sur-Mer RN party’s President Jordan Bardella
8min

Politique

Accusations d'antisémitisme : « La défense de Jordan Bardella est assez classique. C’est celle de Fillon en 2017 », selon le communiquant Philippe Moreau-Chevrolet

Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Le