Violence contre les élus : Jean-François Copé juge la réponse du gouvernement « très très faible »
Invité d’Audition Publique, le maire de Meaux regrette l’absence de réponse ferme de l’exécutif face aux violences dont sont victimes les parlementaires ou les élus locaux.

Violence contre les élus : Jean-François Copé juge la réponse du gouvernement « très très faible »

Invité d’Audition Publique, le maire de Meaux regrette l’absence de réponse ferme de l’exécutif face aux violences dont sont victimes les parlementaires ou les élus locaux.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La scène se déroule à Perpignan, le 22 janvier. Le député LREM Romain Grau, ainsi qu’un conseiller ministériel, ont été pris à partie par des manifestants opposés au passe vaccinal devant sa permanence. Pas seulement visé par des insultes « assez lourdes », le parlementaire a reçu un coup de poing et a porté plainte. Invité de l’émission Audition Publique (Public Sénat / LCP-Assemblée nationale / Le Figaro Live), le maire LR de Meaux, Jean-François Copé, juge sévèrement la réaction du gouvernement face à ce climat de violences, qui s’aggrave depuis plusieurs mois. « Je trouve que la réponse est très très faible, pour ne pas dire inexistante. C’est surtout ça qui me trouble. Je pensais que le gouvernement aurait une réponse beaucoup plus ferme. »

Pour ce conseiller spécial de Valérie Pécresse, laquelle accorde une place importante à la sécurité dans son programme, le gouvernement « n’ose pas y aller ». « L’absence de réponse du gouvernement en dehors des cris d’indignation, je pense que ça n’est plus possible. Il faut une réponse beaucoup plus ferme, organisée », encourage l’ancien numéro 1 de l’UMP.

Jean-François Copé plaide ainsi pour deux mesures, « à faire tout de suite ». D’abord, il préconise des « forces d’intervention plus rapides », grâce à l’action conjuguée de polices municipales armées, et de la vidéosurveillance. « Ça change tout », affirme-t-il, soulignant que les faits à Perpignan se sont déroulés « sans qu’il n’y ait une intervention de la police ». En second lieu, l’ancien ministre demande des « sanctions beaucoup plus lourdes », et « évidemment » des « circonstances aggravantes » à l’encontre des auteurs des violences.

Partager cet article

Dans la même thématique

6min

Politique

Désinformation en santé : l’exécutif dévoile une stratégie nationale de riposte

Face aux risques pour la santé publique, la ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a dévoilé lundi les premiers axes d’une stratégie nationale de lutte contre la désinformation médicale. « Priorité stratégique de l’État », cette riposte reposera sur différents outils, dont un Observatoire de la désinformation et un dispositif d’infovigilance réactif. Sans toutefois prévoir de volet sanction.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
4min

Politique

Budget : le gouvernement réévalue le déficit à la hausse, à 5,4 %, suite à la non-adoption du texte à la fin de l’année

En tenant compte des conséquences fiscales de la non-adoption par le Parlement du budget avant le 31 décembre 2025, le gouvernement revoit sa prévision de déficit public en 2026, avec un solde dégradé de 0,1 point, le portant à – 5,4 % du PIB. De quoi compliquer la tâche des députés, avant même le début de l’examen du budget en nouvelle lecture…

Le

Questions to the government at the National Assembly
7min

Politique

Procès en appel de Marine le Pen : quelle défense pour maintenir sa candidature à la présidentielle ?

A la veille de son procès en appel pour détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants parlementaires européens de son parti, Marine Le Pen joue sa dernière carte pour pouvoir participer à la présidentielle. En première instance, la députée avait nié farouchement les faits et écopé d’une peine de 5 ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. En appel, adoptera-t-elle la même stratégie ?

Le

Bardella voeux
5min

Politique

Le RN mise sur les municipales pour « donner du poids à la dynamique » pour 2027

S’il n’a pas d’« objectif chiffré », le RN présente « 650 listes » pour les municipales. Jordan Bardella espère ainsi « préparer le terrain » pour les élections sénatoriales de septembre 2026, puis pour l’élection présidentielle, qui doit ouvrir « une nouvelle ère faite d’ordre et de fierté retrouvée ».

Le