Violence politique : « Raphaël Arnault est toujours membre de La France Insoumise », s’offusque Sébastien Lecornu

Interpellé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat, sur la marche en hommage à Quentin Deranque qui a rassemblé samedi à Lyon de nombreux groupuscules néofascistes, le Premier ministre a appelé à refuser « la violence d’où qu’elle vienne » que ce soit de l’extrême droite comme de l’extrême gauche.
Rédaction Public Sénat

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« Une facho pride autorisée par la République et encadrée par sa police ». Ce sont les mots du président du groupe écologiste du Sénat, Guillaume Gontard pour qualifier la marche qui s’est déroulé à Lyon, ce week-end, en hommage aux militants d’extrême droite, Quentin Deranque, tué sous les coups de militants antifascistes lors d’une bagarre de rue.

« Depuis le meurtre odieux de Quentin Deranque, un glissement s’opère, une perte totale de repères pour certains, un vernis de respectabilité qui craque pour d’autres », a dénoncé l’élu qui a appelé à un sursaut républicain et gaulliste  « pour ne pas tomber dans le précipice fasciste ».

« Nous n’avons qu’un seul choix face à nous, c’est celui de la plus grande des clartés », a répondu Sébastien Lecornu. « Est-ce qu’ici au Sénat, on peut refuser la violence d’où qu’elle vienne, de l’extrême droite comme de l’extrême gauche ? »

Le Premier ministre a rappelé qu’en tant « qu’homme de droite », il a dialogué « avec la gauche républicaine » « parce que je ne voulais pas que le gouvernement de la République travaille avec l’extrême droite ».

Cependant, Sébastien Lecornu a ciblé ses critiques vers LFI, à qui il a demandé la semaine dernière « de faire le ménage dans ses rangs ». « Au moment où je vous parle, le député Raphaël Arnault est toujours membre de La France Insoumise ».

« Ce deux poids deux mesures ne permet plus d’être crédible, d’être audible. « J’ai une boussole assez simple : refuser la violence d’où qu’elle vienne, lutter contre les extrêmes, gauche et droite confondue ».

 

 

 

 

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