Violences à la Réunion : « Le rôle d’un État c’est de rétablir l’ordre  » selon Gérard Larcher
Du Congrès de l’AMF, le président du Sénat Gérard Larcher a réagi aux violences qui se déroulent depuis plusieurs jours à la Réunion, suite à la paralysie de l’île par les « gilets jaunes ».

Violences à la Réunion : « Le rôle d’un État c’est de rétablir l’ordre » selon Gérard Larcher

Du Congrès de l’AMF, le président du Sénat Gérard Larcher a réagi aux violences qui se déroulent depuis plusieurs jours à la Réunion, suite à la paralysie de l’île par les « gilets jaunes ».
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Répondant à l’appel à l’aide d’un jeune élu de la Réunion, évoquant la situation de violences dans l’île et les difficultés économiques auxquels sont confrontés ses habitants, le président du Sénat a déclaré, lors d’une table ronde au Congrès de l’AMF : « Le rôle d’un état c’est aussi un rôle d’autorité et de rétablir l’ordre. Car on ne peut pas laisser, dans un état de droit, la violence s’emparer de l’ensemble du département et de l’île de la Réunion (…) L’État est légitime quand il répond avec autorité. »

Évoquant le très fort chômage des jeunes et « la situation économique de l’emploi » sur cette île, Gérard Larcher ajoute : « Voilà pourquoi une décision sur les contrats aidés, quand elle est brutale, on en mesure les conséquences ensuite. »

Le président du Sénat prône, dans un deuxième temps, le dialogue : « Je crois qu’autour du sujet notamment de la Réunion, ça mérite vraiment qu’on engage à nouveau un dialogue de fond (…) Avec les sénateurs de la Réunion, j’ai prévu qu’on se retrouve assez rapidement. Parce que, comme nous l’avions fait avec nos collègues de Mayotte, on ne peut pas laisser la situation de désespérance. Car le désespoir nourrit la révolte. La révolte nourrit les populismes et condamne à terme l’État de droit. Je suis d’abord pour que l’État de droit et l’autorité soient rétablis mais ça n’exclut pas le dialogue. »

Partager cet article

Dans la même thématique

France Vivendi Bollore
5min

Politique

Tribune anti-Bolloré :  Maxime Saada, patron de Canal + nie toute « liste noire »

Même si le président du directoire de Canal+ réfute toute « liste noir », il affirme que le groupe tiendra désormais compte de « la considération portée à Canal+ » dans ses choix de financement. Des propos qui ravivent les tensions avec une partie du monde du cinéma, mobilisée contre l’influence de Vincent Bolloré.

Le

Cour d appel et d ‘assises de Lyon
6min

Politique

Le procès « French Bukkake » aux assises : « Le but est de reconnaître toute la dimension criminelle de l’industrie pornographique », se félicite Laurence Rossignol

Le premier grand procès de l’industrie pornographique se tiendra finalement devant les assises et non devant une cour criminelle départementale. Une victoire pour la cinquantaine de victimes de la plateforme French Bukkake. La chambre d’instruction de la cour d’appel de Paris a retenu le caractère sexiste et raciste des viols, tout comme l’avait relevé le rapport de la mission d’information du Sénat sur les dérives de l’industrie pornographique remis en 2022.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
4min

Politique

Périscolaire : une liste noire de personnels ayant eu des « comportements inappropriés » est-elle faisable ?

Le projet de loi sur la protection de l’enfance présenté mercredi en Conseil des ministres vise notamment à apporter une réponse aux récentes affaires d’agressions sexuelles dans le périscolaire parisien. Le ministre de l’Éducation a annoncé la création d’une « liste noire » pour les personnels ayant des comportements problématiques sur des enfants, même s’ils n’ont pas été encore condamnés. Mais quelle forme légale peut prendre cette liste ?

Le

ILLUSTRATION CHALEUR
10min

Politique

« Disparue des radars », l’écologie fera-t-elle son retour pour la présidentielle de 2027 ?

Alors que la France subit une nouvelle canicule, les enjeux climatiques sont pourtant globalement moins prégnants dans l’opinion, les médias et chez les politiques. Entre les écologistes ou les socialistes qui entendent faire remonter le sujet en haut de la pile, ou certains LR qui veulent définir « une écologie de droite », l’environnement fera-t-il son grand retour en 2027 ? A voir.

Le