Édouard Philippe a condamné mardi soir "l'irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements" après les violences qui ont éclaté en marge de la manifestation du 1er mai, à Paris, et qui ont fait trois blessés légers.
Dans un communiqué, le Premier ministre "condamne avec la plus grande fermeté ces violences" en saluant "le professionnalisme des forces de l'ordre" qui ont "su répondre avec maîtrise" à "des actes d'une grande violence".
Mardi après-midi, dans le XIIIè arrondissement de la capitale, "un rassemblement de 14.500 personnes appartenant aux mouvances d’ultra-gauche, dont au moins 1.200 +black blocs+, a gravement perturbé la traditionnelle manifestation du 1er mai à Paris, qui regroupait pour sa part dans le calme 20.000 personnes environ", a indiqué Édouard Philippe.
Des "blacks blocs" manifestent en marge du défilé parisien du 1er Mai 2018
AFP
Le chef du gouvernement "se félicite des nombreuses interpellations réalisées et souhaite que les casseurs répondent de leurs actes devant la Justice", poursuit le communiqué de Matignon.
Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a indiqué en début de soirée que les incidents avaient fait trois blessés légers. Un fonctionnaire de police a par ailleurs été légèrement atteint.
Les violences ont donné lieu à 200 interpellations, selon un bilan provisoire de la préfecture de police.
Auditionnée dans le cadre du budget 2027, la ministre de la Culture, Catherine Pégard est revenue sur une mesure polémique qui vise à doubler le taux de TVA de 10 % sur les abonnements aux télévisions payantes comme Canal +. Une disposition rejetée par les députés et qui pourrait subir le même sort au Sénat car elle pourrait se répercuter sur le financement du cinéma français, comme avait prévenu le patron de Canal +, Maxime Saada.
Raphaël Glucksmann s’interroge à son tour sur les dates de l’élection présidentielle, fixées les 18 avril et 2 mai, soit le lendemain du 1er mai, où les syndicats défilent. Il rejoint les critiques déjà formulées par le candidat LR, Bruno Retailleau, et Louis Aliot, vice-président du RN. Mais le gouvernement n’entend pas changer le calendrier.
« Je pars en amitié, sans amertume », assure le sénateur de la Loire, Pierre-Jean Rochette, qui ne voulait pas paraître affilié à Edouard Philippe, à l’approche de la présidentielle, en restant dans un groupe à majorité Horizons. Il siège maintenant chez les non-inscrits, aux côtés du seul sénateur LFI.
Comme en 2024 et en 2025, il est peu probable que le parcours des textes budgétaires s’achève par un vote positif de l’Assemblée nationale en décembre. À quelques jours du passage de témoin aux sénateurs, Public Sénat fait le point sur le calendrier et les différentes possibilités ouvertes à ce jour.