Édouard Philippe a condamné mardi soir "l'irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements" après les violences qui ont éclaté en marge de la manifestation du 1er mai, à Paris, et qui ont fait trois blessés légers.
Dans un communiqué, le Premier ministre "condamne avec la plus grande fermeté ces violences" en saluant "le professionnalisme des forces de l'ordre" qui ont "su répondre avec maîtrise" à "des actes d'une grande violence".
Mardi après-midi, dans le XIIIè arrondissement de la capitale, "un rassemblement de 14.500 personnes appartenant aux mouvances d’ultra-gauche, dont au moins 1.200 +black blocs+, a gravement perturbé la traditionnelle manifestation du 1er mai à Paris, qui regroupait pour sa part dans le calme 20.000 personnes environ", a indiqué Édouard Philippe.
Des "blacks blocs" manifestent en marge du défilé parisien du 1er Mai 2018
AFP
Le chef du gouvernement "se félicite des nombreuses interpellations réalisées et souhaite que les casseurs répondent de leurs actes devant la Justice", poursuit le communiqué de Matignon.
Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a indiqué en début de soirée que les incidents avaient fait trois blessés légers. Un fonctionnaire de police a par ailleurs été légèrement atteint.
Les violences ont donné lieu à 200 interpellations, selon un bilan provisoire de la préfecture de police.
Lors de son premier grand meeting de campagne dimanche 25 octobre, la candidate RN s’est projetée sur un gouvernement « pluraliste ». Son allié de l’UDR Éric Ciotti a introduit l’événement en appelant les élus Les Républicains à le rejoindre.
Le président sortant du Rassemblement national a obtenu ce samedi 24 octobre, 98,98 % des voix des adhérents lors de ce scrutin où il était le seul candidat. Ce XIXe congrès du RN se déroulait dans une atmosphère tendue à Orléans où l’actualité des manifestations a largement alimenté les prises de parole.
Alors que le RN tient son congrès au Zénith d’Orléans ce samedi, 12 000 à 26 000 personnes ont manifesté contre l’extrême droite. Au lendemain de l’attentat terroriste raciste à Trappes, la gauche politique et syndicale assume le front antifasciste. Le RN, de son côté, dénonce une atteinte à la démocratie et au pluralisme.
Public Sénat propose, en ligne dès ce 24 octobre, le premier épisode de « Cap sur l’Élysée », série documentaire inédite qui suivra la campagne présidentielle jusqu’au scrutin. Le premier épisode est disponible en intégralité sur publicsenat.fr, une semaine avant sa diffusion télévisée, le samedi 31 octobre à 21h sur le canal 8 de la TNT.