Violences conjugales : une loi « pour pallier l’inaction de Marlène Schiappa » dénonce Aurélien Pradié
La proposition de loi d'Aurélien Pradié sur la protection des femmes victimes de violences est examinée cet après-midi au Sénat. Et le député LR n'a pas de mots assez durs pour décrire l'inaction de la secrétaire d'Etat sur ce sujet. 

Violences conjugales : une loi « pour pallier l’inaction de Marlène Schiappa » dénonce Aurélien Pradié

La proposition de loi d'Aurélien Pradié sur la protection des femmes victimes de violences est examinée cet après-midi au Sénat. Et le député LR n'a pas de mots assez durs pour décrire l'inaction de la secrétaire d'Etat sur ce sujet. 
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La semaine dernière à l’Assemblée, la proposition de loi d’Aurélien Pradié a quasiment fait l’unanimité parmi les députés. Un consensus qui pourrait également s’appliquer sur les bancs du Sénat ce mercredi. Le député LR se réjouit que ce texte ait réussi à rassembler les parlementaires de tous bords sur un sujet aussi important : « Je suis heureux que la représentation nationale, à l'unanimité, ait pu se rassembler pour passer des paroles aux actes ».

Mais le porteur de la proposition de loi dénonce une grande absente dans les concertations sur le texte : la secrétaire d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes. Cette loi, « c’est pour pallier l’inaction de Marlène Schiappa » déclare-t-il. « Depuis le début de l'examen de ce texte jusqu'à l'issue je n'ai pas eu le moindre contact ni avec la secrétaire d'État, ni avec son cabinet » précise-t-il.

Une déclaration qui étonne, alors que Marlène Schiappa ne cesse d’affirmer son engagement contre les violences sexuelles et sexistes et a lancé un Grenelle des violences conjugales en septembre dernier. « Nous n'avons pas le droit sur un sujet essentiel de se payer seulement de mots » dénonce Aurélien Pradié.

« Lorsque j'ai déposé cette proposition de loi, j'ai écrit au Premier ministre, à la garde des Sceaux et à la secrétaire d'État » raconte le député LR. « La ministre de la Justice m'a répondu et s'est impliquée dans l'examen du texte, le Premier ministre aussi, mais au fond la question de Marlène Schiappa est une question à mon sens secondaire » nuance-t-il. « Ce qui à mon avis est grave, et que nous avons réussi à corriger, c'est l'écart abyssal entre les paroles et les actes sur ce sujet » se félicite-t-il. « Quant à Marlène Schiappa, elle avait sûrement mieux à faire que de venir nous aider à voter la loi ».

 

 

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