Violences contre les policiers : « Il faut que la réponse pénale suive, » affirme Jean Castex
Alors que les syndicats de policiers manifestent cet après-midi devant l’Assemblée nationale contre les violences répétées à leur encontre, et en faveur une « réponse pénale » plus ferme, le Premier ministre, Jean Castex leur répondait indirectement depuis l’hémicycle du Sénat, lors des questions d’actualité au gouvernement.

Violences contre les policiers : « Il faut que la réponse pénale suive, » affirme Jean Castex

Alors que les syndicats de policiers manifestent cet après-midi devant l’Assemblée nationale contre les violences répétées à leur encontre, et en faveur une « réponse pénale » plus ferme, le Premier ministre, Jean Castex leur répondait indirectement depuis l’hémicycle du Sénat, lors des questions d’actualité au gouvernement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Quels actes forts le gouvernement entend-il prendre pour mieux protéger ses agents ? Doit-on modifier l’échelle des peines afin qu’une sanction visible et immédiate soit désormais la règle ? » l’a interrogé le sénateur centriste, Pascal Martin, en ouverture des questions d’actualité au gouvernement.

Le Premier ministre s’est d’abord attiré les foudres des élus en soulignant qu’à la fin du quinquennat, 10 000 postes nets de fonctionnaires de police et de gendarmerie auront été créés. « C’est quand même mieux que d’en avoir supprimé comme ça a été fait par le passé ».

Néanmoins, Jean Castex a reconnu que « renforcer les moyens des forces de sécurité ne suffit pas pour faire face à la vague de violence contre ces mêmes forces. Il faut que la réponse pénale suive », a-t-il martelé en reprenant les mots de son discours de politique générale en juillet dernier.

Si le budget de la Justice a augmenté de 8 % lors de la dernière loi de Finances, Jean Castex entend « réparer le service public de la Justice et réparer tous les maillons qui font défaut », comme la numérisation des procédures ou encore les officiers de police judiciaire « que nous allons mieux former, mieux qualifier pour que les affaires arrivent en état d’être mieux juger par l’autorité judiciaire ».

Jean Castex est également revenu sur les mesures annoncées le 10 mai autour du durcissement des peines encourues par les agresseurs de policiers ou de gendarmes : la suppression du rappel à la loi « qui ne sert à rien et qui ridiculise l’autorité de l’Etat ». Quant à la réduction automatique des peines pour les auteurs de violences contre les personnes dépositaires de l’autorité publique, « nous allons y mettre un terme dans le cadre du projet de loi Justice » a rappelé le Premier ministre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le

FRA – BOOK – CONSENTEMENT
2min

Politique

Crise chez Grasset : la sénatrice Sylvie Robert (PS) propose de créer une clause de conscience pour les auteurs

Alors que plus de 150 écrivains annoncent quitter la maison d’édition Grasset pour protester contre le renvoi du PDG Olivier Nora, la sénatrice socialiste Sylvie Robert propose une « loi d’urgence » pour « protéger les auteurs ». Le but : permettre aux auteurs d’activer une clause de conscience en cas de changement radical de la ligne éditoriale de leur éditeur.

Le