Huit personnes, soupçonnées d'avoir attaqué des Roms après des rumeurs infondées sur les réseaux sociaux d'enlèvements d'enfants et qui devaient être jugées jeudi en comparution immédiate à Bobigny ont obtenu le renvoi de leur procès.
Agés de 19 à 27 ans, les prévenus devaient être jugés pour "participation à un groupe formé en vue de commettre des violences". Six d'entre eux, originaires de Chelles (Seine-et-Marne) seront jugés le 31 mai et deux autres de Seine-Saint-Denis le 7 juin.
Ils ont tous été placés sous contrôle judiciaire, leur avocat ayant plaidé une "crise de bêtise fulgurante aiguë".
Lundi, vers 21H00, une cinquantaine de personnes armées de couteaux et de bâtons s'en étaient prises à des Roms installés au bord d'une route nationale, selon une source policière. Des camionnettes avaient été incendiées. D'autres rixes avaient éclaté plus tard dans la soirée dans cette ville de Seine-Saint-Denis.
"Partis de Chelles pour se rendre à Bobigny, l'objectif de cette équipée était de casser du Rom", a dénoncé le procureur de la République qui avait demandé le placement en détention pour les six originaires de Seine-et-Marne.
Le Palais de justice de Bobigny, le 27 mars 2019
AFP
"Ces individus semblent ordinaires mais il y a de la bêtise, un fond de racisme", a encore ajouté le magistrat. Discrets dans le box, la plupart des jeunes travaillent ou poursuivent leurs études. "Comment un manager s'embarque dans une telle histoire?" interroge le président du tribunal. "La bêtise", répond le jeune homme. Son ami qui suit une formation de conducteur de train "regrette". "C'est complètement bête".
L'un d'eux explique s'être "rendu compte que c'était une fake news, je me suis renseigné au commissariat".
L'association la Voix de Roms s'est constituée partie civile pour les deux procès.
Mercredi, quatre jeunes, âgés de 18 à 22 ans, avaient été présentés à la justice pour des faits de même nature, survenus lundi soir à Clichy-sous-Bois. Leur procès a été renvoyé au 17 avril.
Plusieurs attaques visant des Roms ont eu lieu après la multiplication sur les réseaux sociaux de messages évoquant des tentatives d'enlèvements d'enfants ou adolescents par des personnes circulant en camionnette dans des communes d'Ile-de-France, notamment dans les Hauts-de-Seine et en Seine-Saint-Denis.
Des rumeurs "totalement infondées" ont martelé les autorités, qui ont sécurisé les 34 campements roms de Seine-Saint-Denis.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, aucune violence en lien avec ces rumeurs n'avait été recensée dans le département, a indiqué à l'AFP une source policière. "Nous restons vigilants et continuons la sécurisation", a-t-elle ajouté, soulignant que "l'inquiétude" chez les Roms restait forte.
REPORTAGE - Ce samedi 13 juin aux Docks d’Aubervilliers, Raphaël Glucksmann a tenu un grand rassemblement aux allures de meeting présidentiel, en présence de nombreuses personnalités politiques. Même s’il refuse toujours d’officialiser sa candidature pour 2027, l’eurodéputé, co-fondateur de Place publique, affiche ses ambitions : rassembler la gauche sociale-démocrate et écologiste, dépasser Jean-Luc Mélenchon dans les sondages et convaincre le Parti socialiste de se rallier à lui.
Avec plus de 10 millions de visiteurs par an, Montmartre est devenu l’un des sites les plus visités de France. Une surfréquentation qui ne va pas sans poser de problèmes pour les quelques 27 000 habitants qui résident à l’année dans ce quartier de la capitale. Anne Renaudie, habitante de Montmartre, raconte les difficultés de cette cohabitation dans l’émission Dialogue Citoyen présentée par Quentin Calmet.
L’état-major du Rassemblement national se réunit ce vendredi 12 juillet dans l’Essonne pour un deuxième séminaire de travail à huis clos. L’occasion d’échanger sur le sujet épineux de la réforme des retraites qui a fait apparaître des divisions entre Marine Le Pen et Jordan Bardella, tenant d’une ligne plus libérale.
Dans la foulée du choc de l’affaire Lyhanna, Le président des Républicains, Bruno Retailleau a relancé le débat sur la castration chimique des criminels sexuels les plus dangereux. Une vieille antienne de la droite dont l’efficacité est contestée par les experts psychiatres.