Violences du 1er décembre : après l’Assemblée lundi, le Sénat auditionnera Christophe Castaner mardi
Alors qu'ils examinaient, ce week-end, les crédits de la mission écologie, les sénateurs ont demandé à entendre le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État, Laurent Nunez, mardi, dans le cadre de la commission des lois du Sénat. Ce lundi à 20H, c'est commission des Lois de l'Assemblée nationale qui les auditionnera.

Violences du 1er décembre : après l’Assemblée lundi, le Sénat auditionnera Christophe Castaner mardi

Alors qu'ils examinaient, ce week-end, les crédits de la mission écologie, les sénateurs ont demandé à entendre le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner et son secrétaire d'État, Laurent Nunez, mardi, dans le cadre de la commission des lois du Sénat. Ce lundi à 20H, c'est commission des Lois de l'Assemblée nationale qui les auditionnera.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« Guérillas urbaines ». Les scènes d’extrêmes violences survenues hier à Paris et en province ont fait réagir les sénateurs qui examinent ce dimanche les crédits dédiés à la transition écologique dans le cadre du projet de loi de finances 2019. Les sénateurs n’ont d’ailleurs pas manqué de rappeler que « le détonateur de cette exaspération tient au raidissement de la taxe carbone ». Une taxe qui a été retirée du projet de loi de finances par le Sénat la semaine dernière (lire notre article). Sans se désolidariser des « revendications légitimes » des gilets jaunes, ils condamnent unanimement les violences et clament leur soutien aux forces de l’ordre. Le gouvernement est largement mis en cause et la commission des lois du Sénat auditionnera mardi, Christophe Castaner et Laurent Nunez, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur pour entendre « leurs explications » sur « les moyens mis en place pour faire face ».

« On distingue les gilets jaunes d’aujourd’hui et les casseurs »

Hervé Maurey fustige : « une approche de l’écologie trop technocratique »
00:33

Pas d’amalgame. Tous les sénateurs qui se sont exprimés ont soigneusement évité de mettre en cause les gilets jaunes dans les violences qui ont éclaté hier. Ils mettent en revanche en cause le gouvernement et sa « volonté de ne rien changer considérant que la seule vérité est détenue par une partie de ceux qui nous gouvernent », comme le disait le sénateur LR Jean-François Husson. Président de la commission de l'aménagement du territoire et du développement durable, Hervé Maurey fustige, lui, « une approche de l’écologie trop technocratique, trop théorique, trop dogmatique, trop punitive, trop coupée de la réalité du terrain ».

181202-WEB-GOULET-VIOLENCES-
01:36

« Personne n’a intérêt à surfer sur une vague de populisme », a assuré la sénatrice centriste Nathalie Goulet en appelant à « saisir la Conférence des présidents de façon à ce que le Sénat puisse s’exprimer d’une part comme soutien inconditionnel à nos forces de police et de sécurité et d’autre part pour condamner avec la plus grande fermeté ce qui s’est passé hier ». Tous appellent en somme à une reprise rapide du dialogue.

Avant les sénateurs, ce sont les députés de la commission des lois qui auditionneront Christophe Castaner et Laurent Nunez ce lundi à 20 heures.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
2min

Politique

Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet, mais éligible en 2027, elle pourrait être candidate à la présidentielle

Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.

Le

Paris : Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Direct. Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis

A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
2min

Politique

« La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », affirme Bruno Retailleau

Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.

Le