« Violences policières »: des députés LFI demandent à Collomb de retirer sa plainte contre Hadama Traoré
Quatre élus de La France Insoumise (LFI), dont les députés de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et Eric Coquerel, ont demandé au...

« Violences policières »: des députés LFI demandent à Collomb de retirer sa plainte contre Hadama Traoré

Quatre élus de La France Insoumise (LFI), dont les députés de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et Eric Coquerel, ont demandé au...
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Quatre élus de La France Insoumise (LFI), dont les députés de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière et Eric Coquerel, ont demandé au ministre de l'Intérieur de retirer sa plainte "honteu(se)" contre Hadama Traoré, un militant contre les "violences policières".

"Cette action en justice de Gérard Collomb est dangereuse. Elle vise à réduire au silence des voix s'exprimant contre les violences policières qui entachent le travail de la police, en particulier celles d'associations qui effectuent un rôle de vigilance démocratique", écrivent les députés Daniele Obono (Paris), Ugo Bernalicis (Nord), Alexis Corbière et Eric Coquerel (Seine-Saint-Denis) dans un communiqué publié mardi.

"L'énergie déployée pour jeter le discrédit sur un acteur de terrain, citoyen actif dans sa ville d'Aulnay-sous-Bois où il est notamment engagé pour améliorer les relations entre la police et les habitants, est inacceptable", ajoutent les parlementaires.

Début mai, Gérard Collomb a porté plainte en diffamation contre le fondateur du mouvement citoyen "La Révolution est en marche" pour des propos tenus mi-février devant le siège du syndicat policier Alliance, qui a également intenté une action en justice contre lui.

"Les policiers ils nous tuent, ils nous violent, ils nous frappent ! Qui nous protège ?", avait déclaré au mégaphone Hadama Traoré, figure émergente de la lutte contre les "violences policières" depuis qu'a éclaté "l'affaire Théo" en février 2017.

Les parlementaires citent le dernier rapport de l'ONG Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (Acat) qui évoque "89 cas de violences alléguées entre 2005 et 2015", dont 26 décès et 29 "blessures irréversibles". "La critique, qui vise les agissements de certains policiers et non pas la Police nationale dans son ensemble, doit avoir le droit de cité" dans la République.

Joint par l'AFP, Hadama Traoré a expliqué s'être rendu devant le siège d'Alliance dans l'espoir d'y être reçu, après plusieurs demandes de rendez-vous restées sans réponse.

Il reproche notamment à Frédéric Lagache, le numéro 2 du syndicat, d'avoir "stigmatisé les quartiers populaires et la ville d'Aulnay-sous-Bois et laissé entendre que Théo était un vendeur de drogue alors qu'il n'a même pas fait l'objet d'une vérification", lors d'une interview à France-Info le 6 février 2017. "Lorsqu'ils interviennent, ils ne vont pas chercher des pâquerettes ! Leur contrôle d'identité était justifié", avait dit M. Lagache.

M. Traoré, 33 ans, s'est défendu de toute généralisation, assurant que "15 policiers" sont membres de son association.

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