Violences policières: il faut sanctionner sans faire des « bouc-émissaires » pour Abad et Retailleau (LR)
Damien Abad et Bruno Retailleau, présidents des groupes LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont plaidé jeudi pour des...

Violences policières: il faut sanctionner sans faire des « bouc-émissaires » pour Abad et Retailleau (LR)

Damien Abad et Bruno Retailleau, présidents des groupes LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont plaidé jeudi pour des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Damien Abad et Bruno Retailleau, présidents des groupes LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont plaidé jeudi pour des sanctions claires en cas de "dérapage" de policiers, tout en souhaitant qu'ils "ne deviennent pas les bouc-émissaires de toutes les violences".

Le président de LR Christian Jacob a, lui, appelé dans un entretien au Figaro à être "prudents" et à "attendre le résultat des enquêtes", en soulignant que "les forces de l'ordre sont extrêmement sollicitées et exposées à une forte fatigue" qui génère une "exaspération" pouvant "effectivement conduire à des gestes inacceptables".

"Il faut être clair: quand il y a dérapage, y compris par la police, cela doit faire l'objet d'une enquête et éventuellement de sanction si cela est prouvé", a affirmé Damien Abad sur RFI, soulignant la nécessité d'"une véritable déontologie" des forces de l'ordre.

Mais "il ne faut pas regarder qu'un côté: il y aussi des violences de l'autre côté, c'est la réalité de vie quotidienne de nos policiers", a-t-il dit en rappelant "la grande souffrance" des policiers, entre "manque d'effectifs", "heures supplémentaires pas payées" et "tensions et crise sociale sans précédent".

En résumé, "nous souhaitons une véritable déontologie de la police, mais on ne voudrait pas qu'elle devienne le bouc émissaire de toutes les violences", a dit le député.

"La déontologie c'est sacré", a abondé Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs, sur Cnews: "quand il y a des comportements individuels injustifiables, la main ne doit pas trembler et elle doit sanctionner de la façon la plus claire".

Mais il a dit "rejeter le terme de violences policières" à travers lequel "certains mouvements très activistes ont voulu faire en sorte qu'il y ait une symétrie entre l'ultraviolence des black blocs et la soi-disant violence policière".

MM. Abad et Retailleau ont par ailleurs joint leurs voix aux appels à élargir la rétention de sûreté aux jihadistes après leur libération, tant qu'ils restent dangereux, comme l'ont déjà réclamé plusieurs élus de droite, dont l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati.

Notant que "mettre des mesures de rétention, privatives de liberté, c'est compliqué vis-à-vis de la Constitution", Bruno Retailleau a estimé que "droite, gauche, En marche, doivent étudier des mesures de surveillance et administratives".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blois: Socialist Party figure at the Socialist Party summer camp
4min

Politique

Sénatoriales : après l’aval des socialistes en Seine-Maritime, l’accord national PS-Ecologistes n’est plus menacé

L’accord national entre les socialistes et les écologistes pour les sénatoriales a failli partir à vau-l’eau. Les réticences de la fédération PS de Seine-Maritime pour céder la deuxième place à une écologiste ont entraîné un bras de fer entre Verts et Roses. Bras de fer qui s’est soldé par un retour au calme et un gentlemen’s agreement entre les deux parties.

Le

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
8min

Politique

Présidentielle : Sarah Knafo, une campagne peut en cacher une autre

À quelques mois de la présidentielle de 2027, Sarah Knafo s’impose comme l’un des visages les plus en vue de Reconquête !. Omniprésente dans les médias, en librairie le 2 septembre avec « Le Casse du siècle », l’eurodéputée de 33 ans assure pourtant qu’Éric Zemmour reste le « candidat naturel » du parti. Une complémentarité revendiquée entre les deux, mais qui nourrit inévitablement une question, derrière la campagne de Éric Zemmour, Sarah Knafo prépare-t-elle aussi la sienne ?

Le

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le