Violences policières: il faut sanctionner sans faire des « bouc-émissaires » pour Abad et Retailleau (LR)
Damien Abad et Bruno Retailleau, présidents des groupes LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont plaidé jeudi pour des...

Violences policières: il faut sanctionner sans faire des « bouc-émissaires » pour Abad et Retailleau (LR)

Damien Abad et Bruno Retailleau, présidents des groupes LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont plaidé jeudi pour des...
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Damien Abad et Bruno Retailleau, présidents des groupes LR à l'Assemblée nationale et au Sénat, ont plaidé jeudi pour des sanctions claires en cas de "dérapage" de policiers, tout en souhaitant qu'ils "ne deviennent pas les bouc-émissaires de toutes les violences".

Le président de LR Christian Jacob a, lui, appelé dans un entretien au Figaro à être "prudents" et à "attendre le résultat des enquêtes", en soulignant que "les forces de l'ordre sont extrêmement sollicitées et exposées à une forte fatigue" qui génère une "exaspération" pouvant "effectivement conduire à des gestes inacceptables".

"Il faut être clair: quand il y a dérapage, y compris par la police, cela doit faire l'objet d'une enquête et éventuellement de sanction si cela est prouvé", a affirmé Damien Abad sur RFI, soulignant la nécessité d'"une véritable déontologie" des forces de l'ordre.

Mais "il ne faut pas regarder qu'un côté: il y aussi des violences de l'autre côté, c'est la réalité de vie quotidienne de nos policiers", a-t-il dit en rappelant "la grande souffrance" des policiers, entre "manque d'effectifs", "heures supplémentaires pas payées" et "tensions et crise sociale sans précédent".

En résumé, "nous souhaitons une véritable déontologie de la police, mais on ne voudrait pas qu'elle devienne le bouc émissaire de toutes les violences", a dit le député.

"La déontologie c'est sacré", a abondé Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs, sur Cnews: "quand il y a des comportements individuels injustifiables, la main ne doit pas trembler et elle doit sanctionner de la façon la plus claire".

Mais il a dit "rejeter le terme de violences policières" à travers lequel "certains mouvements très activistes ont voulu faire en sorte qu'il y ait une symétrie entre l'ultraviolence des black blocs et la soi-disant violence policière".

MM. Abad et Retailleau ont par ailleurs joint leurs voix aux appels à élargir la rétention de sûreté aux jihadistes après leur libération, tant qu'ils restent dangereux, comme l'ont déjà réclamé plusieurs élus de droite, dont l'ancienne garde des Sceaux Rachida Dati.

Notant que "mettre des mesures de rétention, privatives de liberté, c'est compliqué vis-à-vis de la Constitution", Bruno Retailleau a estimé que "droite, gauche, En marche, doivent étudier des mesures de surveillance et administratives".

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