Violences sexistes: projet de loi en conseil des ministre fin mars
Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles sera présenté en Conseil des ministres "fin mars" et non plus le 7...

Violences sexistes: projet de loi en conseil des ministre fin mars

Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles sera présenté en Conseil des ministres "fin mars" et non plus le 7...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles sera présenté en Conseil des ministres "fin mars" et non plus le 7 comme annoncé précédemment, a déclaré mercredi Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'Egalité femmes-hommes.

"Il y a une première discussion en Conseil de ministres le 7 mars, ensuite nous avons un comité interministériel le 8 mars (...) et ensuite fin mars, il y aura une présentation du texte stricto sensu en Conseil des ministres", a détaillé Mme Schiappa sur LCI. "Je table sur une adoption du texte avant l'été".

Il y a un mois, elle avait annoncé que le projet de loi serait "présenté en conseil des ministres le 7 mars, la veille du 8 mars, Journée internationale des droits de femmes".

Le texte vise notamment à pénaliser le harcèlement de rue et établir un âge minimal de consentement à un acte sexuel. Il pourrait instaurer, entre autres, une amende pour outrage sexiste, allant de "90 à 750 euros", selon Mme Schiappa.

Un rapport parlementaire sur la "verbalisation du harcèlement de rue" a été remis mercredi soir à Mme Schiappa et aux ministres Gérard Collomb (Intérieur) et Nicole Belloubet (Justice).

Les cinq députés qui l'ont rédigé recommandent que les policiers puissent "mettre une amende pour outrage sexiste dès lors que ce phénomène se produit", qui serait "une contravention de 4e classe" correspondant à un montant "entre 90 euros, quand l'amende est minorée, et 750 euros, quand il y a des relances et qu'elle n'a pas été payée immédiatement", a souligné Mme Schiappa.

Un stage de sensibilisation à l'égalité femmes-hommes, "à la charge du harceleur qui aura été verbalisé en flagrant délit", pourrait également être mis en place "pour prévenir la récidive", a-t-elle ajouté.

"Si la loi que le gouvernement présentera est vraiment axée sur la sanction (...), cela ne va pas évidemment sans prévention et sans pédagogie", a-t-elle souligné lors de la remise du rapport.

"Cette évolution de notre droit m'apparaît extrêment positive", a ajouté Mme Belloubet en citant les deux mêmes points. "Je souhaite que ces propositions puissent figurer dans le projet de loi sur les violences sexistes et sexuelles que Marlène Schiappa portera dans les mois qui viennent, et pour lequel je l'accompagnerai".

Gérard Collomb a par ailleurs confirmé le projet de création, "d'ici l'été", d'une "plateforme numérique" visant à faciliter les dépots de plaintes des femmes victimes de violence.

"Lorsque nous faisons le bilan des délits sur l'année 2017, nous nous apercevons que la délinquance est à peu près stable mais que les violences faites aux femmes ont monté de manière exponentielle", a-t-il souligné.

Partager cet article

Dans la même thématique

Violences sexistes: projet de loi en conseil des ministre fin mars
3min

Politique

Alain Duhamel : « Les Français sont dans un état de défiance que je trouve totalement disproportionné »

Il a connu Pompidou, interviewé Valéry Giscard d’Estaing, mis sur le grill François Mitterrand et, pour ainsi dire, vu naître politiquement tous les autres présidents de la Cinquième République. Voilà cinquante ans qu’Alain Duhamel ausculte la politique française avec une tempérance devenue sa marque de fabrique. La retraite ? Impensable pour l’éditorialiste qui publie Les Politiques, portraits et croquis (éditions de l’Observatoire) dans lequel sont scrutées 63 personnalités politiques avec beaucoup de franchise. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde un regard, il revient sur les souvenirs marquants de sa carrière et analyse le climat politique des dernières années.

Le

6min

Politique

Royaume-Uni : Keir Starmer face à « la défiance » de son propre camp, après de nouvelles révélations entre Jeffrey Epstein et l’ancien ambassadeur britannique à Washington

Le Premier ministre essuie les conséquences de sa décision de nommer Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur à Washington en 2024, alors que ses liens avec Jeffrey Epstein étaient déjà connus. Après la publication de nouveaux fichiers sur le financier américain, la pression s’accentue contre Keir Starmer, déjà fragilisé depuis le début de son mandat.

Le

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?
8min

Politique

Municipales 2026 : la décision du ministère de l’Intérieur de classer la France insoumise à l’extrême gauche peut-elle être fondée ?

Le ministère de l’Intérieur a déclenché les foudres des Insoumis en classant ce mouvement pour la première fois à l’extrême gauche, dans une circulaire adressée aux préfets en vue de la catégorisation des candidats et des listes. Ce n’est pas la première fois que la place Beauvau est critiquée pour ses choix.

Le