Violences sexuelles: Belloubet envisage des pré-plaintes en ligne
La ministre de la Justice Nicole Belloubet a déclaré lundi sur RTL qu'elle réfléchissait à la mise en place de pré-plaintes en...

Violences sexuelles: Belloubet envisage des pré-plaintes en ligne

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a déclaré lundi sur RTL qu'elle réfléchissait à la mise en place de pré-plaintes en...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La ministre de la Justice Nicole Belloubet a déclaré lundi sur RTL qu'elle réfléchissait à la mise en place de pré-plaintes en ligne pour les victimes de violences sexuelles.

Les plaintes pour violences sexuelles déposées en zone gendarmerie ont augmenté en octobre de 30% par rapport à la même période de l'année précédente (+360 faits), a appris lundi l'AFP de source proche du dossier.

"La justice est prête à faire face" à cette hausse de plaintes, a assuré Nicole Belloubet.

La ministre envisage de lancer des "pré-plaintes en ligne". "Cela existe pour les atteintes aux biens. Je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas le faire dans ce cadre là", a-t-elle déclaré.

De chez elle, la victime "pourrait déposer (une pré-plainte) sans avoir la nécessité d'aller au commissariat", a expliqué la ministre.

Par ailleurs, Mme Belloubet a évoqué une expérience dans les hôpitaux "qui consiste à prélever les preuves de violence sexuelle sans que la plainte ait été déposée". "Ensuite, la victime peut décider si elle porte plainte".

"Mon souci, c'est que les victimes aillent porter plainte et que nous puissions avoir le maximum de preuves", a déclaré la ministre.

Par ailleurs, un travail sur l'écoute des victimes va être conduit, a-t-elle promis. Il s'agirait par exemple de ne "pas mettre la victime systématiquement face à son agresseur à plusieurs reprises pendant l'enquête".

Partager cet article

Dans la même thématique

Violences sexuelles: Belloubet envisage des pré-plaintes en ligne
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le