Violences sexuelles: des personnalités féminines demandent à Emmanuel Macron un « plan d’urgence »
Une centaines de personnalités féminines de la société civile, artistes, comédiennes, réalisatrices, écrivaines, journalistes,...

Violences sexuelles: des personnalités féminines demandent à Emmanuel Macron un « plan d’urgence »

Une centaines de personnalités féminines de la société civile, artistes, comédiennes, réalisatrices, écrivaines, journalistes,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Une centaines de personnalités féminines de la société civile, artistes, comédiennes, réalisatrices, écrivaines, journalistes, médecins...demandent au président Macron de décréter "un plan d'urgence contre les violences sexuelles" dans une tribune publiée dans le JDD dimanche.

Cet appel, initié par des militantes féministes, dont Caroline de Haas, sera mis en ligne sur la plateforme Change sous forme d'une pétition (http://1femmesur2.fr). Elle a déjà été signée par une centaine de personnalités, qui ont été "comme tant d’autres, harcelées, agressées ou violées", selon ses initiatrices.

Parmi les premières signataires : Lisa Azuelos (réalisatrice), Zabou Breitman (comédienne), Fanny Cottençon (comédienne), Nadia Daam (journaliste), Marie Darrieussecq (écrivaine), Tatiana de Rosnay (écrivaine), Rokhaya Diallo (journaliste), Valérie Donzelli (actrice, réalisatrice), Louane Emera (chanteuse, actrice), Imany (chanteuse), Catherine Jacob (comédienne, auteure), Agnès Jaoui (comédienne, auteure, metteuse en scène), Kee-Yoon Kim (comédienne, auteure), Lola Lafon (écrivaine), Alexandra Lamy (comédienne), Sandra Laugier (philosophe), Michela Marzano (philosophe), Anna Mouglalis (comédienne), Helena Noguerra (comédienne, chanteuse), Orlan (artiste plasticienne), Emmanuelle Piet (médecin), Nadia Roz (comédienne) ou Céline Sciamma (scénariste,réalisatrice).

Le texte adressé à Emmanuel Macron rappelle qu'il fait suite à l'afflux de témoignages arrivés dans la sphère publique depuis la révélation du scandale Weinstein aux Etats-Unis. Il entend dénoncer l'"insupportable déni collectif" dont sont victimes les femmes, dans "une société qui(les) maltraite", selon ses auteures.

"Une femme sur deux a déjà été victime de violence sexuelle. Certaines ne sont plus là pour signer cette tribune, mortes sous les coups. Certaines sont plus particulièrement concernées parce qu’elles sont en situation de handicap, lesbiennes ou subissent le racisme", soulignent les auteures.

Elles réclament un "plan d'urgence" à la hauteur des politiques publiques et des moyens mis en oeuvre en matière de sécurité routière, "qui ont montré des résultats".

Cinq mesures prioritaires sont proposées:

- le doublement immédiat des subventions des associations accueillant les femmes victimes

- une formation obligatoire de l'ensemble des professionnels en contact avec elles

- la création d'un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière au collège

- la formation obligatoire en entreprise contre le harcèlement sexuel au travail

- une campagne nationale de communication du même niveau que celles sur la sécurité routière.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le