La campagne des municipales à Paris a été marquée par les affaires de violences sexuelles dans le périscolaire. C’est donc logiquement que le nouveau maire de Paris, Emmanuel Grégoire que le périscolaire était la « priorité absolue de ce début de mandat ».
Un collectif de 751 parents de sept écoles des VIIe et XVe arrondissements lui a adressé vendredi un courrier réclamant la mise en place d’un audit indépendant, des mesures complètes et immédiates de protection des enfants, une information claire des familles, ainsi qu’un engagement de la Ville à établir toutes les responsabilités.
Elu sur la liste d’union de la gauche d’Emmanuel Grégoire, le sénateur ce Paris, Ian Brossat a reconnu « la responsabilité » de la majorité sortante. « Quand on est en responsabilité dans une mairie, on est responsable de tout ce qu’il s’y passe. Et donc, nous avons besoin de ruptures très nettes, très franches sur cette question du périscolaire, de changements absolument majeurs. D’ailleurs, comme président de groupe au Conseil de Paris, président du groupe communiste, je suis monté au créneau à de très nombreuses reprises pour dire qu’il faut rompre avec un système qui multiplie le nombre de personnels vacataires. On a une précarité qui est beaucoup trop forte parmi ces agents », a-t-il rappelé au micro de Public Sénat.
Ian Brossat rappelle que le sujet sera au cœur du Conseil de Paris extraordinaire du 14 avril prochain. L’élu reconnaît des failles dans la prise en charge des signalements. « C’est la raison pour laquelle des changements sont indispensables, des inspections inopinées doivent être effectuées, un contrôle interne, un contrôle externe également, tout ce qui permettra de mettre en place des garde-fous pour éviter que ce type de situation ne se reproduise ».
Enfin, Édouard Geffray, a annoncé la mise en place d’une liste noire recensant ces agents scolaires ou du périscolaire qui ont eu des comportements inacceptables, mais qui n’ont pas fait l’objet de condamnations pénales. Une bonne chose pour le sénateur car selon lui, elle permettra aux collectivités locales d’agir « de manière plus efficace pour éviter ce type de drame ».