Virginie Calmels, l’arme anti-Macron de Fillon
Avec son mouvement DroiteLib’, Virginie Calmels souhaite imposer ses idées, contrecarrer Emmanuel Macron  et perpétuer l’héritage politique d’Alain Juppé

Virginie Calmels, l’arme anti-Macron de Fillon

Avec son mouvement DroiteLib’, Virginie Calmels souhaite imposer ses idées, contrecarrer Emmanuel Macron  et perpétuer l’héritage politique d’Alain Juppé
Public Sénat

Par Lionel Teixeira

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« Ca tangue ! ». Non, Viriginie Calmels n’évoque pas les difficultés de la campagne de François Fillon. La première adjointe (LR) d’Alain Juppé à la mairie de Bordeaux se réjouit d’avoir réuni plus d’une centaine de soutiens à bord d’une péniche parisienne pour le lancement de son mouvement DroiteLib’.

 

Symbole de l’unité du parti, les sénateurs Fabienne Keller et Alain Joyandet, le député et porte-parole de François Fillon, Jérôme Chartier ou encore le directeur de campagne du candidat LR à la présidentielle, Patrick Stefanini, étaient présents pour écouter Virginie Calmels :

 

« Je ne me cache pas derrière mon petit doigt : François Fillon est notre candidat. On veut tous qu’il soit élu en mai ». Applaudissements nourris quelques heures après les nouvelles révélations du Canard Enchaîné sur l’affaire Pénélope Fillon.

 

« On est dans le cœur même de ce que la politique peut révéler de pire : attaques personnelles, allégations qui tentent de détruire et d’abattre celui qui devait gagner cette présidentielle haut la main, qui fait tellement peur à ses adversaires qu’il est devenu l’homme à abattre. »

 

Après 20 ans passés dans le monde de l’entreprise, Virginie Calmels a plongé dans le bain politique il y a 3 ans à Bordeaux. « Si je me suis lancée en politique c’est grâce à Alain Juppé et à cause de François Hollande » s’amuse la fondatrice de DroiteLib’.

 

Un mouvement basé sur un triptyque : libéralisme, humanisme et progressisme. Des valeurs portées par son mentor dont elle souhaite reprendre le flambeau. Objectif du mouvement : « participer à la présidentielle en apportant de nouvelles idées, de nouveaux profils ». Une promesse qui rappelle celle d’Emmanuel Macron.

 

Macron, son meilleur ennemi

 

 « Il faut assumer que l’on est à droite. J’en ai assez des discours qui ne sont pas clairs (…) Le progressisme me tient à cœur et surtout quand j’entends Emmanuel Macron essayer de s’arroger le monopole du progressisme : on peut être de droite et être progressiste. »

 

Le mot d’ordre est clair : séduire les électeurs d’Alain Juppé, déçus par François Fillon et désormais tentés par le programme du fondateur d’En Marche. Plus que jamais, Emmanuel Macron représente une menace. Dans un sondage Elabe, ce dernier prive le candidat LR de second tour. François Fillon oscille entre 19% et 20% des voix au premier tour tandis qu’Emmanuel Macron rassemble 22% à 23% d’intention de vote. 

 

Ce n’est pas la première fois que Virginie Calmels s’en prend directement à l’ancien ministre de l’économie. Dimanche dernier, lors du meeting de François Fillon, la fondatrice de DroiteLib’ avait qualifié Emmanuel Macron de « stagiaire » avant d’ajouter que la France n’avait « pas de temps à perdre avec un amateur qui serait élu sur un malentendu ou sur un coup de dé ».

 

Virginie Calmels: " Cher François, vous devez nous sauver de la famille Hamon et Macron, les Hacron "
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La protégée du maire de Bordeaux attaque également les « propositions saugrenues » de Benoît Hamon et assure qu’il n’y aura « pas de reculade » sur la mesure consistant à supprimer 500.000 fonctionnaires prônée par le candidat LR à la présidentielle. 

 

Prête à en découdre et à jouer un rôle dans la présidentielle qui s’ouvre, Viriginie Calmels souhaite « mettre sa pierre à l’édifice » avec son mouvement, qui au-delà de la campagne, « continuera de voguer sur des flots tranquilles ». Reste à savoir si la tempête médiatique causée par l’affaire Pénélope Fillon emportera tout sur son passage.

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