Visite impromptue d’Emmanuel Macron au Sommet de l’élevage à Cournon
Emmanuel Macron est arrivé vendredi matin au Sommet de l'Elevage à Cournon près de Clermont-Ferrand, à la rencontre d'éleveurs...

Visite impromptue d’Emmanuel Macron au Sommet de l’élevage à Cournon

Emmanuel Macron est arrivé vendredi matin au Sommet de l'Elevage à Cournon près de Clermont-Ferrand, à la rencontre d'éleveurs...
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Emmanuel Macron est arrivé vendredi matin au Sommet de l'Elevage à Cournon près de Clermont-Ferrand, à la rencontre d'éleveurs mis en difficulté par la sécheresse et des "distorsions de concurrence" attribuées à la concurrence et aux tensions commerciales internationales.

Venant d'Aveyron où il a parlé jeudi soir à Rodez de la réforme des retraites, le chef de l'Etat a décidé en dernière minute d'aller passer la matinée dans ce salon, plus important rendez-vous européen des éleveurs de bovins et ovins.

Alors que deux députés la République en Marche, Roland Lescure et Jean-Baptiste Moreau, ont été pris à partie et expulsés du Sommet jeudi par des éleveurs dans une ambiance tendue, le président rencontrait à huis clos vendredi matin les principaux responsables de la filière bovine, Bruno Dufayet, président de la Fédération nationale bovine (FNB) et Patrick Benezit, responsable de la FNSEA, a constaté une journaliste de l'AFP.

Il est accompagné du ministre de l'Agriculture Didier Guillaume, qui a inauguré le salon mercredi, rassemblant quelque 2.000 animaux d'élevage, la fine fleur des troupeaux français, et des milliers d'éleveurs venant de toute la France et de l'étranger.

Le syndicat majoritaire représentant les agriculteurs, la FNSEA, conteste surtout les "distorsions de concurrence" créées par les accords de libéralisation commerciale du type Ceta entre l'Union européenne et le Canada.

Sans le soutien de la FNSEA, des éleveurs se sont joints cet été aux actions de protestation contre les députés qui ont ratifié l'accord du Ceta, pas encore ratifié par le Sénat.

Pour faire pression sur le sujet, la FNSEA a présenté jeudi au salon un agenda "d'actions" culminant mi-novembre avec un grand rassemblement à Strasbourg, et comportant notamment des blocages et des opérations escargot lundi 8 octobre sur les routes "dans toute la France".

"La formule que l'on entend le plus dans ce salon est +est-ce qu'on veut encore des paysans?+", a résumé jeudi Christiane Lambert, présidente de la FNSEA.

"Nous sommes sans cesse diabolisés, on nous refuse l'irrigation, nous subissons des intrusions de bâtiments agricoles, et nous avons désormais en face de nous 63 millions de conseillers agricoles qui se croient capables de nous dire comment travailler en critiquant notre utilisation de produits phytosanitaires, une irrationalité complète s'est installée, on ne peut plus travailler à cause d'une société urbaine qui ne connaît pas le vivant", a-t-elle lancé.

"On a besoin de produire l'alimentation, si nous ne le faisons pas, elle viendra d'ailleurs".

A Rodez, le président s'est adressé aux agriculteurs jeudi, promettant qu'après la réforme en gestation leur retraite ne serait jamais inférieure à 1.000 euros mensuels pour ceux qui auront cotisé à taux plein.

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