Visite surprise d’Emmanuel Macron à Kiev : « Il représente une position d’équilibre sur le plan international », salue le LR Gilles Platret
Emmanuel Macron est arrivé jeudi matin à Kiev, en compagnie de l’Allemand Olaf Scholz et de l’Italien Mario Draghi. Pour le maire LR de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, invité de notre matinale, ce déplacement permet à la France de faire entendre sa voix dans ce conflit, et de se démarquer des Etats-Unis.

Visite surprise d’Emmanuel Macron à Kiev : « Il représente une position d’équilibre sur le plan international », salue le LR Gilles Platret

Emmanuel Macron est arrivé jeudi matin à Kiev, en compagnie de l’Allemand Olaf Scholz et de l’Italien Mario Draghi. Pour le maire LR de Chalon-sur-Saône, Gilles Platret, invité de notre matinale, ce déplacement permet à la France de faire entendre sa voix dans ce conflit, et de se démarquer des Etats-Unis.
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La rumeur d’un déplacement d’Emmanuel Macron en Ukraine allait bon train depuis plusieurs jours. Après s’être rendu en Roumanie et en Moldavie mardi et mercredi, le président de la République est arrivé en train jeudi matin à Kiev, accompagné du chancelier allemand Olaf Scholz et du chef du gouvernement italien Mario Draghi. Il s’agit de la première visite en Ukraine de ces trois dirigeants depuis le début de l’invasion russe fin février. « Le président de la République est dans son rôle, a salué au micro de « Bonjour chez vous », la matinale de Public Sénat, le LR Gilles Platret. « S’il m’arrive d’être sévère avec sa politique intérieure, je pense que sur le plan international il représente une position d’équilibre qui ne soit pas aveuglément atlantiste. On sait très bien que les Etats-Unis ont des intérêts propres à défendre dans cette affaire. »

« En apportant un message sur place au nom de l’Europe, dont il préside les destinées jusqu’au 30 juin, et en disant ‘pas de précipitation’- il n’y a pas d’intégration immédiate de l’Ukraine dans le bloc européen - je pense qu’il est dans une position d’équilibre qui me convient bien », poursuit le maire de Chalon-sur-Saône. Ce déplacement surprise du président français, à trois jours du second tour des élections législatives, ne fait pas l’unanimité au sein de la classe politique française. Sur Europe 1, Christian Jacob, le patron des LR, a dénoncé une forme de « mise en scène » : « La diplomatie, ça ne se fait pas devant les écrans de télé à grand renfort de publicité et de communication », a-t-il critiqué.

« Un dialogue doit être maintenu avec la Russie »

Par ailleurs, la visite d’Emmanuel Macron intervient dans un contexte de frictions entre Paris et Kiev. Alors que le chef de l’Etat a appelé à ne « pas humilier » la Russie, plusieurs officiels ukrainiens, dont le président Volodymyr Zelensky, se sont agacés de cette posture. « Un dialogue doit être maintenu avec la Russie », abonde Gilles Platret. « C’est une nécessité. Quand on regarde l’histoire, humilier la Russie serait une folie pour toute l’Europe occidentale. Ce qui ne veut pas dire qu’il s’agit d’un blanc-seing donné à Vladimir Poutine dans ses volontés annexionnistes, qui se manifestent par la force et la violence », précise le LR.

« Pour autant, continuer le dialogue me paraît essentiel, même dans les pires conditions, parce que le jour où vous n’avez plus de dialogue, on se retrouve dans une logique d’isolationnisme complet vis-à-vis de la Russie, et ce sera une très mauvaise chose pour l’Europe tout entière », conclut-il. Les trois dirigeants doivent visiter ce jeudi « un site de guerre où des massacres ont été commis » en mars dernier pendant l’occupation russe des environs de Kiev, a fait savoir Emmanuel Macron. Ils s’entretiendront ensuite avec Volodymyr Zelensky.

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