« Vladimir Poutine se verrait bien en arbitre entre les Etats-Unis et la Chine »
Le rapprochement entre Vladimir Poutine et Donald Trump illustre la nouvelle place géopolitique occupée par la Russie, selon les chercheurs de l’Institut français des relations internationales, auditionnés au Sénat.

« Vladimir Poutine se verrait bien en arbitre entre les Etats-Unis et la Chine »

Le rapprochement entre Vladimir Poutine et Donald Trump illustre la nouvelle place géopolitique occupée par la Russie, selon les chercheurs de l’Institut français des relations internationales, auditionnés au Sénat.
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

« Le président Trump nous a annoncé un rapprochement politique avec la Russie et une confrontation économique avec la Chine », a résumé Thomas Gomart, directeur de l’Institut français des relations internationales (IFRI), auditionné le mercredi 15 février au Sénat. La commission des Affaires étrangères du Sénat poursuit son travail sur la stratégie géopolitique de la Russie.

Les bénéfices de l’intervention russe en Syrie

"La Russie est sortie de son isolement grâce à l'intervention syrienne." Thomas Gomart
01:30

Pour Thomas Gomart, « la Russie donne l’impression qu’il existe un triangle stratégique entre Washington, Moscou et Pékin » alors que les Russes représentent une puissance moyenne. Pour le chercheur, « la Russie est sortie de son isolement grâce à la campagne de Syrie avec une intensification de la relation avec la Chine. »

En janvier, les Russes ont même signé un accord avec la Turquie et l’Iran pour superviser les cessez-le-feu en Syrie, en se passant des Occidentaux.

Une alliance avec l’Amérique de Trump

"Donald Trump souhaite un rapprochement de la Russie et une confrontation avec la Chine."
00:24

Le rapprochement entre Vladimir Poutine et Donald Trump, durant la campagne de ce dernier, a perturbé l’administration américaine ces derniers mois.

Le conseiller de Donald Trump à la sécurité nationale, le général Michael Flynn, a été contraint de démissionner, à la suite des révélations sur les contacts fréquents entre Moscou et les personnalités de la campagne du milliardaire au cours de l'année 2016.

« La Russie est d’accord avec Trump sur le rejet de la mondialisation », a expliqué Thomas Gomart. « Vladimir Poutine a notamment profité d’un effet d’aubaine avec la fin de l’accord de libre-échange transpacifique et de la fragilisation de l’accord transatlantique. »

150 millions d’habitants et un PIB inférieur à celui de l’Italie

Pour Claude Malhuret, sénateur LR de l’Allier, la Russie n’a pas d’autre choix que de se rapprocher des Etats-Unis car “on ne peut pas affronter les Etats-Unis quand on a 150 millions d'habitants et un PIB inférieur à celui de l'Italie. »

A l’avenir, « Vladimir Poutine se voit comme un arbitre entre Chinois et Américains si Trump choisit la voie de la confrontation économique. »

Afin de poursuivre leur travail, les sénateurs de la commission des affaires étrangères rencontreront les parlementaires russes à la fin du mois.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Sarah Knafo – Meeting au Dome de Paris
2min

Politique

Municipales à Paris : Sarah Knafo se retire "pour Paris"

À quelques heures de la clôture du dépôt des listes pour le second tour, la droite parisienne se resserre. Après avoir tendu la main à Rachida Dati, Sarah Knafo retire sa liste, tandis que Pierre-Yves Bournazel se désiste à son tour, consolidant une dynamique d’union face à la gauche.

Le

Tulle: Francois Hollande Centenary of the end of the First World War
4min

Politique

« Nous avons raison » : Bernard Combes, maire de Tulle et proche de François Hollande, assume de fusionner sa liste avec des membres de LFI pour les municipales

Dans la préfecture de Corrèze, la liste du maire ex-PS, Bernard Combes, fusionne avec celle de Nicolas Marlin, qui compte quelques membres de LFI. Cet ancien conseiller de François Hollande à l’Elysée vient ainsi contredire la ligne de refus de tout accord avec le parti de Jean-Luc Mélenchon, portée par l’ex-Président. « Il s’agit d’une liste conduite par un binôme PCF/EELV, issue de sa majorité », minimise l’entourage de François Hollande.

Le

Point presse municipales Strasbourg
3min

Politique

Imbroglio à Strasbourg : Catherine Trautmann (PS) s'allie avec le candidat de centre-droit, s'attirant les foudres d'Olivier Faure... et du parti Horizons

Après l’annonce d’une fusion des listes LFI et écologistes hier, la socialiste Catherine Trautmann, en tête au premier tour à Strasbourg, a réagi en s’alliant avec la liste de centre-droit Horizons. Une union désavouée par le patron du PS Olivier Faure… et le parti Horizons lui-même, qui apporte son soutien au candidat LR.

Le